29 juillet 2010

Philosophie en voyage



Don Quichotte en chemin pressant
Les maigres flancs de Rossinante
Sans cesse avance en ressassant
Une question métaphysique enquiquinante
Qui rend son voyage harassant


Doùskonvient Oùskonva Qui c’est qu’on est bon sang
Ça nous bassine et ça nous hante
Sancho trouve que c’est lassant
Mais laissons ce petit hommage au grand Cervan-
Tès qui perdit un bras aux combats de Lépante

L’appel de l’âne est dissonant
Et rend la nymphe frissonnante
Un satyre cornu le trouve ahurissant
Le cours du fleuve ami s’en va s’élargissant
Du Mont Gerbier des Joncs par Orléans poussant
Jusques à Tours jusques à Nantes

Quand à compter les minutes passant
On en a dénombré soixante
C’est qu’une heure a passé d’autant raccourcissant
Notre existence palpitante
C’est un raccourci saisissant
Et fascinant si l’on ne s’en
Fout pas comme de l’an quarante

Le cas qui nous occupe au vrai s’obscurcissant
Alors que s’élève la pente
Délaissons ce terrain glissant
Imaginez Baruch Spinoza polissant
Une lentille grossissante
En suçant
Des pastilles à la menthe

La mort est une sacripante
Mort je n’ai pas tout dit par Saturne ou Satan
Il en manque un gros bout ce qui serait pourtant
Je le promets la part la plus intéressante
La mort nous répond sur un ton cassant
Je suis votre humble servante.

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