Tout ça pour ça à Saint-Pourçain
Accompagner le Saint-Nectaire
Avec du pain et du bon vin
Ça peut se faire.
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Aglaé, chatte de lettres Consignait ici Les vers qu'il lui arri- Vait de commettre Griffollet son successeur Est votre humble serviteur.
Tout ça pour ça à Saint-Pourçain
Accompagner le Saint-Nectaire
Avec du pain et du bon vin
Ça peut se faire.
.
Alors que la tique migre
À la recherche de sang.
Depuis le flanc du mustang
Tel un mistigri sur le dos du tigre
C'en est assez et je dis bigre
Le moustique pour sa part
Corne de bique
C'est un loustic
Sa présence est problématique
Nous plébiscitons son départ
Pour l'Amérique
Qu'il s'en aille donc astic-
Oter un ours ou un guépard.
.
Une épingle à linge
Dans les mains d'un singe
Les quatre mains j'entends bien
Qu'en penserons-nous Mais rien
Il met à sécher une serviette
L'animal est-il dans son assiette
À le voir il ne nous semble pas
Il manque tomber à chaque pas.
.
Au pied du pêcher
Dort un mammifère
Un ours mal léché
La rémission du péché
Il n'en a que faire
Ni de la coupe de foot
Vraiment il n'en a que fout-
Re et ce n'est pas son affaire.
.
La chatte tu la reverras
Quand viendra l'heure du repas
Il n'y a pas le moindre doute
Elle est déjà je crois en route
Elle s'avance à petits pas
Son allure est toute menue
Elle mettra ses petits bas
Lorsque l'heure en sera venue
Quand elle était petit chaton
Alors elle se moquait du qu'en dira-t-on
La chose était aussi complexe
Que l'emploi éclairé de l'accent circonflexe
Et nul jamais ne lui a dit
Que depuis ce temps-là elle avait fort grandi
Devenue vieille son trépas
À la fois nous navre et soulage
De la chatte on faisait grand cas
Assimilez bien ce message.
.
Bébé fait des vocalises
En guettant son biberon
Qui ne vient pas ron et ron
Cela défie l'analyse
Pour signifier qu'il a faim
Il se fait plus énergique
La tétine arrive enfin
La conséquence est magique
Après avoir fait son rot
Imitant les passereaux
Un peu plus tard il gazouille
Et sourit à ses grenouilles
Il faut écouter l'exquis
Gazou-gazou-gazouillis
Qu'il conduit à sa manière
Particu-particulière
Et savourer le charmant
Pépiement.
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(/9)
Passer les damnés au micro-onde
Au cœur des vivants porter l'effroi
Et promener son derrière étroit
Tout autour de la machine ronde
Il fait bien trop chaud pour tout le monde
Et le diable seul se plaint du froid
Il tremblote mais s'en va tout droit
Pour faire essaimer la bête immonde
Le diable se tient sur le scooter
Volant qui l'emmène autour du globe
Il maudit les mortels qui le snobent
Ils ont reconnu le Tentateur
Sitôt démasqué il se dérobe
De rage arrachant ses écouteurs.
.
Ce petit-là aimera fort les confitures
Bisaïeule dira ce n'est pas étonnant
Appréciera la lecture
De beaux récits d'aventures
Aimera comparer des can-
Tatrices les tessitures
Et consacrer un peu de temps
Aux expositions de peinture
Conservera dans quelque garage attenant
Des vélos et des voitures
Un bateau pour aller sur l'étang
Un âne à mener à la pâture
Des mésanges à rassasier de nourriture
Tout un petit monde à mener tambour battant
N'a-t-il pas des antécédents
Avérés dans l'horticulture
Et quoique plus modestement
Aussi dans la littérature
Et s'il veut être président
Il aura sans souci ses cinq cents signatures
Il fera preuve alors c'est évident
De détermination et d'esprit d'ouverture
C'est décidé ça va de soi en attendant
Il lui faut faire ses dents.
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L'on vient nous avertir du retour des autos
À quatre nous dit-on et même à deux chevaux
Ainsi nous ne serions pas rangés des voitures
Pour de bon c'est un fait elles ont la peau dure
Pourtant je vous le dis un char mérovingien
Un char à boeufs nous conviendrait tout aussi bien.
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Tu voulus régner sur ton bled mal t'en a prist
Déjà d'anciens soutiens voient en toi l'Antéchrist
D'emblée ton pouvoir s'est avéré pathétique
Et ton trumpilalah si caractéristique
Evoque aux odorats quelque poisson pourri
À part le sieur Satan personne ne s'en rit
Et cette insupportable odeur de pourriture
Dit ta décrépitude et présente et future.
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Face à l'empereur de Chine
Pas plus que devant Poutine
Tu es comme un petit pois
Tu ne fais jamais le poids
Tu es plus vrai que nature
Ta propre caricature
Tu es certes corrompu
Tout autant que tu as pu
Ta politique opportune
Pour augmenter ta fortune
Ne l'est pas te l'a-t-on dit
Pour augmenter ton crédit
Et te fournir saine gloire
Devant l'exigeante Histoire
Las il n'y faut pas compter
Que Dieu te garde en santé.
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à Arthur P.
Bébé Placide-Séraphin
Que nous avons en belle estime
Je ne dis pas ça pour la rime
Rugit très fort quand il a faim
Il rugit de même manière
Qu'un lion sortant de sa tanière
Et se saisit du biberon
Petit patapon ron et ron
Comme dit à Zeus Amalthée
Venez petit ne tardons point
Le temps venu de la tétée
Mon bon lait vous en bouche un coin
Puis près des peluches grenouilles
Bien installé bébé gazouille
Bâille et sourit fort poliment
À tout son environnement.
.
Nous appelions de nos vœux
Une plus fière chandelle
Parfois la chance chancelle
Ou le destin chaleureux
Surgit un beau ténébreux
Où la vie nous conduit-elle
Il suffit d'une étincelle
Le suivre était hasardeux
C'était un drôle de zèbre
Sorte de vilain madré
Nous lui sûmes pourtant gré
De nous éviter ténèbres
Nous accueillant dans son pré
Un jour nous serons célèbres.
.
Alcibiade avait cru que c'était bien
Ma foi de couper la queue de son chien
Aux enfers il a demandé de faire
La même chose au dénommé Cerbère
Mais le dieu Pluton s'y est refusé
Devant le chien en colère
Alci a dû s'excuser.
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Les rhododendrons qui sont nôtres
Sont tous entrés en floraison
On remarque non sans raison
Qu'après tout c'est bien la saison
On remarque bien chers apôtres.
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Tu sais peut-être vaincre ô mon gros Trumpibal
Mais non pas exploiter ta prétendue victoire
On dit qu'après le coït grossier animal
C'est l'amertume que tu es conduit à boire
Tu fais l'amertume ô potus grande à nouveau
Ton peuple au bout d'un temps pleurera comme veau
Pour le consoler restera ta colossale
Salle de bal démesurée fort impériale
Il te faut pauvre imbécile
Il te faut pauvre cotillon*
T'immerger dans le botillon*
Le destin trouve en toi un bien triste ustensile.
*deux évidentes fautes de frappe
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C'est le géant Vide-d'Ire
Qui paraît se porter mieux
Et ne vous le fait pas dire
Habitué des cloches de Villedieu
Et des andouilles de Vire
Mais c'est assez pour ce sire
Il semble rasséréné
Trouvant à son goût fromage affiné
Depuis mon adolescence
Je m'employais à trouver
Quelque belle arborescence
De la vie à la vitesse grand Vé
À l'heure aimée des couleuvres
Où l'express Paris-Cherbourg
Ou bien vers Caen à rebours
Franchissait en sifflant le viaduc de Souleuvre.
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Pour jouer avec Agatha
Il faut que tu mettes
De jolies chaussettes
Sinon tu es persona non grata
Elle court au toboggan
Grimpe et t'y invite
Alors vas-y vite
Et grimpe à ton tour sans prendre de gants
Laisse-toi glisser sans peur
Jusqu'en bas la chose
Vous métamorphose
En ce que n'en sait dire un discoureur
Sitôt descendus voilà qu'on remonte
Pour recommencer
Encor se lancer
Jusques à demain c'est ce qu'on raconte.
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Dans l'enceinte du quartier
Ce ne sont que femmes blanches
J'en vois deux qui se déhanchent
D'autres font de l'accrobranche
Le vieux à la couche étanche
Qu'accompagne un chien ratier
Et dont on a peur qu'il flanche
En a perdu son dentier
L'on me tire par la manche
Dans le parc en son entier
Il n'est point d'arbre fruitier
Aucun fruit sur nulle branche
Ce poème condamnable
Promu d'un jet impulsif
Au contenu répulsif
Est inspiré par le diable.
.
L'embarras intestinal
Finit par un flux anal
Habitué de ce canal
Garde-côte verbalise
Tout près du cimetière on a remis l'église
Bientôt j'aurai lu d'André Gluksmann La bêtise
Cela mérite une anal-
Yse eh bien je rime en -ise
Musicien phénoménal
Un rossignol vocalise
À ces morceaux rimés sur quoi l'on ironise
Il faut mettre un point final.
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L'enfant prétend je n'ai même pas mal
Ce que dément son ruisseau lacrymal
Vibre sur la vitre un frelon qui pique
Vous l'avez piqué indigne animal
Votre remords tiendrait infinitésimal
Sur un apprêt d'observation microscopique
Vous chasser d'ici cela me paraît normal
À quoi je parviens après un combat épique.
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Nous faudra-t-il voter pour le Saute-Cadavre
Je le dis cette éventualité fort me navre
Il n'en est par le diable aucunement question
Quant à Barbapapa dont il est fait mention
Souhaitons-lui bonheur avecque sa princesse
Mais que loin du pouvoir il lui porte tendresse
Sans se vouloir mêler des choses de l'Etat
Et cela vaut aussi pour l'autre candidat.
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Donald tout un jour restant
Sans commettre forfaiture
Par hasard es-tu souffrant
Prends donc ta température
Voici des suppos à te poster où l'on pense
Des suppos soufrés qui seront ta récompense.
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L'on m'a dit à l'hôpital
Señor President ¿ Qué tal ?
Mais je me porte à merveille
Voyez ma trogne vermeille
Mauvaise herbe croît toujours
Et sur ce battez tambours.
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Ce potus est détestable
Sa politique exécrable
Ben oui mais qu'y pouvons-nous
Il est inspiré du diable
Mais rien n'est irrémédiable
Il va perdre à tous les coups
Contre le vieux tamanoir
L'impeachment est à l'étude
Nul ne peut se prévaloir
De sa propre turpitude.
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Non je n'ai plus rien à dire
Il faudra vous contenter
D'un accès de mutité
Il n'est plus rien qui m'inspire
J'en suis désolé beaux sires
Mais se taire et vivoter
Sans poème à réciter
Allons c'est cela le pire
Si pourtant attendez voir
Je n'ai pas vidé ma hotte
Cela est bon à savoir
De fiel contre Donald Crotte
J'en garde un plein réservoir
Pégase mon ami trotte.
(aux électeurs parisiens)
Chie dada le crottin
Jaillira c'est certain
Excellent engrais pour les fleurs en jardinière
Chou genou bijou hibou
Et puis voilà chie qui rou-
Le sur le pavé mais en voilà des manières
À Paris
Je vous dis
Le nouveau maire
Saura quoi faire.
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À quels arrangements voulez-vous procéder
Il vous faut y veiller mais sans forfanterie
Par prudence il conviendra de rétrograder
En passant par la rue de la Ferblanterie
Nom d'un canard écoutez-moi c'est décidé
Et vous déplorerez des lapins la tuerie
Dont vous observerez les membres dénudés
Des pauvres animaux aux boyaux évidés
Pauvres jeannot lapin trucidés en série
Qui gisent sur l'étal de la charcuterie.
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C'est le potus d'Amérique
Un vieillard très cholérique
Fort féru de numérique
Menant son peuple à la trique
Bipolaire à ce qu'on voit
Et immensément sournois
Il a saisi la paix dedans son casse-noix
Et vigoureusement pesé de tout son poids
Maintenant il ne sait comment faire
Pour se dépêtrer de cette affaire
Mais prends donc ta retraite eh couillon
Avant que de boire le bouillon.
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Les voleurs sont obsédés
Par l'or et l'argenterie
Si vous les voulez garder
Palsambleu pas d' incurie
Mes bons saints je vous en prie
Près du Ciel intercédez
Pour garder les farfadets
À distance de nos vies
Jouons la galanterie
Propre à la chevalerie
Je vous vais rétrocéder
Mes gains à la loterie
Il faut savoir jouer aux dés
Hélas la source est tarie
Le sérieux raccommodé
Fin de la plaisanterie.
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Enraciné l'oiseau
Chante et tient en ses pattes
Le végétal fardeau
D'une grosse patate
L'essentiel n'est-il pas que chacun soit content
Or c'est le cas c'est patent.
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Oui-da l'éclipse solaire
C'est toujours spectaculaire
Ça vous l'avez déjà dit
Le monde est multipolaire
Croyez-vous eh non pardi
Disons un paterne austère
Patientons jusqu'à lundi
C'est nous les fameux corsaires
La fourche est patibulaire
Un baîllement d'étourdi
Vous démet le maxillaire
Venez vite au dispensaire
L'attention avunculaire
Maintenant crépusculaire
Tiendra bien jusqu'au jeudi
Et chose extraordinaire
Le discours du missionnaire
Nous promet le paradis.
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Je sais l'import-export est fortement taxé
Il faut renouveler notre axe stratégique
Vers quelle activité devons-nous nous axer
Identifions d'abord les aspects névralgiques
Faudra-t-il nous gaver de cachets antalgiques
Quand le plan sera prêt nous le pourrons faxer
Alors nous serons bien soulagés c'est magique
Et de la paix du cœur nous trouverons l'accès
De ces difficultés demeurant nostalgiques.
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La dame en vêtement rose
Sur le canapé dépose
Un truc à couper les houx
De la marque Kastrépoux
Maintenant croit-on qu'il ose
Approcher son air morose
Je lui conseille autre chose
Profil bas et machin mou.
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Une couleuvre à collier
Douée d'esprit de l'escalier
Qu'on le descende ou le monte
Aimait à narrer ce conte
Habitant un bénitier
Il était une grenouille
Dont un seul têtard était l'héritier
Il nageait dans l'eau bénite qui mouille
Elle en voulut faire un curé
Lui-même ce désir le dévorait
Et sa mère sautait de joie
La grenouille saute ainsi que le chien aboie
Si le séminaire ah n'est pas fait pour les chiens
Le droit canon aux batraciens
Ma foi dis donc n'interdit rien
Notre jeune grenouille en sortit tonsurée
Sachant chanter amen et la messe en latin
Qu'elle disait chaque matin
Et gober l'hostie et le vin
Et dans son bénitier sa mère était comblée
Las la couleuvre - moi sans nulle vanité -
Passant par là n'en fit qu'une bouchée
Au martyre il trouva certaine volupté
Mea culpa je suis en voie d'être damnée
Après confession repentir humilité
Plutôt que batraciens je mangerai l'andouille
Et s'il le faut longtemps des nouilles
Jusqu'à me remettre en odeur de sainteté.
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Dans la salle d'attente
Dressée dessous la tente
Où le futur damné attend
Le mauvais vouloir de Satan
C'est dame Mort qui se présente
Sous l'aspect d'un serpent mamba
Serrant dans ses anneaux sa faux et caramba
La chose apparaît peu plaisante
On préfèrerait danser la samba
Ah ça non la mort dit le diable
Mon suppôt peut encor servir
Il te faut réfréner à présent ton désir
De pratiquer sur lui l'irrémédiable
Il devra vivre vivre encor
La mort s'en va fort mécontente
La situation est irritante
Je t'enverrai Satan poste restante
Un avis bien formé de contrainte par corps.
Nous vîmes un jeune éléphant
Qui paradait en la ruelle
Dans un pantalon fort bouffant
Une chemise de dentelle
Et le spectacle était bluffant
Sa trompe ah sa trompe agitait une crécelle
Un quidam la poire se fen-
Dait tout en l'observant de loin à la jumelle.
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Je vois un croquemitaine
Qui brosse ses dents de rat
Aux abords de la fontaine
Son allure est peu amène
Il essaie pourtant de ra-
Fraîchir son atroce haleine
Après quoi il te dira
Madeleine ô Madeleine
Voudras-tu pour tes étrennes
De l'or dans un bas de laine
Ne lui réponds pas surtout
Prends tes jambes à ton cou.
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L'athée alité
Lorgne sa théière
Je m'en souviens radote-t-il oui comme si c'était
Hière*
Toute la famille en était fière
Lors il brandit
Un crucifix
L'hôte
L'ôte
De ses mains de libertin
Et lui propose un séjour au jardin
Pour profiter de ce printemps précoce
En oubliant le fâcheux France-Ecosse**
Il emporte avec lui son reste de ration
(Au passage admirez notre allitération)
Pour suivre le vol de l'abeille qui butine
Et maudire tout son saoul les affreux Trump et Poutine.
* licence poétique **rugueux rugby
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Je propose à ma cousine
Une partie de tarot
Ma parole j'hallucine
Dansons-nous la capucine
Oui-da mon ami Pierrot
Vole vole passereau
Un seul coup de carabine
Met fin aux ébats éro-
Tiques d'une Messaline
Le corbeau frappe au carreau
Nevermore est sa comptine
Vole vole passereau.
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L'horticultrice Ernestine
Soigne avec du bon terreau
Ses arbrisseaux d'aubépines
Vole vole passereau
Singe savant tambourine
Et fait vibrer les narines
Aussi les vibrisses de la Mimine
Qui hier mit bas quatre chatons dans la cuisine
Au grand dam de la voisine
Pour qui les chats c'est zéro
Vole vole passereau
Pour son goûter la gamine
Pourra joindre à sa tartine
Un plein bol de bigarreaux
Vole vole passereau
Lors la vache Célestine
Poussée par un flux de folliculine
Donne sa croupe au taureau
Vole vole passereau
Il est déconseillé de tremper sa tartine
Ça fait dans le café tomber la margarine
Et pour le décorum de breakfast c'est zéro
Dit le maître du barreau
Toussant il boit son sirop
Attablé à son bureau
Vole vole passereau
Tu n'as plus besoin faraud
D'une transfusion sanguine
Jà l'épée sort du fourreau
Encore un instant bourreau
Et j'accours chez Proserpine
vole vole passereau
Le poète est en gésine
Un rythme le turlupine
Mais qu'en dira sa cousine
Pommes de terre et poireau
Mouton noir ou blanche hermine
Ou la belette ou la fouine
Près du terrier du blaireau
Vole vole passereau.
.
Ô spectacle éblouissant
Ô combien appétissant
De la lune en son croissant
Elle a commencé sa course
Dans un ciel effervescent
Tel animal glapissant
Dans un pavillon glissant
Quelque propos saisissant
Qui ne coule pas de source
Ces mots c'est ahurissant
Et fi des propos glaçants
Dont le flux abrutissant
Fait s'enfuir les passants
Mais va se rétrécissant
C'est patent for sure off course
Un philosophe puissant
Subsistait en polissant
Des lentilles sa ressource
Et peu nous chaut s'agissant
Des cours actuels de la bourse.
.
Tandis que l'affreux potus se ridiculise
Si j'osais je dirais qu'il se trouduculise
Mais à être truculent
Je suis toujours un peu lent
Il faut oser dit-on c'est peut-être dommage
Que je n'ose pas plus exercer mon ramage
Voyez-vous la timidité
Est une vraie calamité.
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Or laissant le vieil alchimiste à ses cornues
Je décidai d'aller aux terres inconnues
Le diable est connu
Pour être cornu
Qu'en disent Cervantés Rabelais et Shakespeare
Il me le faut savoir avant que je n'expire
Le diable est expert
Pour mettre en enfer
Et laissant le vieil alchimiste à ses lubies
Nous boirons un coup pour étancher nos pépies
Le diable est trompeur
Chacun en a peur
Je décidai d'aller vers la Bessarabie
Que je me figurais sise au Moyen-Orient
Et pleines de déserts voire d'oasis riants
Le diable m'attendait il n'est pas contrariant.
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Vers la fin de février
Nous voyons le chevrier
Qui là-dehors mène ses chèvres
Il les conduit sans crier
Avec un doigt sur les lèvres
Vous usez du sucrier
Et dans la théière de Sèvres
Vous versez l'eau sans vous faire prier
Puis grattez sur la tête un lévrier
Monsieur le Marquis court au loin le lièvre.
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Eh dis-moi ce que tu veux
Morveux
-Je veux encore une crotte
Charlotte
Une crotte au chocolat
-Hola
Je t'en ai par trop fourni
-Nenni
Une encore je t'en prie
Amie
-Voilà mais n'y reviens plus
Minus
La gourmandise prochaine
M'enchaîne
Tu m'accorderas demain
Ta main.
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Mais dites-moi les gens est-il déjà cythare
Où donc par le diable et nom d'un fruit sec
Ai-je bien pu morbleu ranger ma flûte à bec
Où se cache au repos comme un chat la guitare
Qui veut au demeurant déclencher la bagarre
Incessamment dit-on la musique adoucit
Les mœurs donc il nous faut répudier ce souci
Même si tout cela nous apparaît bizarre.
.
Saperlipopette
Impudent strumpet
Je te tiens par le buccin
Sur ordre de l'Esprit Saint
Qui souffle fort quand il pète.
.
Joli mouton noir qui par ici passe
Approche-toi donc pour l'herbe brouter
Nous sommes rendus à l'heure du thé
Vois cette brioche auprès de la tasse
Nous te prions beau mouton d'y goûter.
.
(à la mémoire de Gabriel Désert,
historien normand, 1924-2004)
Un matou s'en va pissant
Pour marquer son territoire
Dans l'herbage appétissant
Où se promène un pur-sang
Près de l'endroit réjouissant
Où l'on m'enseigna l'Histoire
Sans aucun adoucissant
La matière en paraît noire
Le propos intéressant
S'en allait ralentissant
La fonction respiratoire
Du public adolescent
Cet âge encore innocent
A toujours soif de victoire
C'est là un sujet glissant
Je me mordais jusqu'au sang
Le savoir c'est salissant
La chose paraît notoire
C'en était ahurissant
Faut l'éprouver pour le croire
Il nous faut rester décents
Ne pas sauter de l'armoire
Ni brandir une pétoire
Ni pousser des cris perçants
Souvenirs m'envahissant
C'est le fruit de la mémoire
Soyez donc compatissant
Le temps qu'on nous serve à boire.
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(auto-fiction)
Le discours du gallinacé
N'est pas celui du cétacé
Ne vous en déplaise
N'en soyez surtout pas froissé
Vous seriez bien mieux décoincé
Mettez-vous à l'aise
Ce placard est cadenassé
Oui c'est aux abords de Tessé-
La-Madeleine au temps passé
Qu'une belle anglaise
Fi donc laissons c'est déplacé
Admirez ce couple enlacé
En sa terre glaise
Voilà-t-il pas le cabossé
Qui boîtant au pas cadencé
Ramène sa fraise
Cela est-il bien agencé
Dans le sens du poil caressé
Et convenablement troussé
Entre parenthèses
Vous avez l'air embarrassé
Mais c'est assez tergiversé
Je vous lis Le petit Poucet
Au pied du mélèze.
.
Je vous le dis encor ô balèzes soudards
Qui gouvernez la mappemonde
Vous avez beau être roublards
Sachez immondes vieillards
Oui ma foi vieillards immondes
Que tôt ou tard
Vous devrez lâcher le pouvoir cafard
Que vous vous arrogez malgré nous sur le monde
La résistance est un travail herculéen
Et la lutte est notre terrain
Vous ne pourrez pas nous abattre
Et nous autres du continent européen
Nous faudra-il jouer au quatre
Cent vingt et un
Ou bien ne faut-il pas plutôt nous battre
Résister sans céder c'est notre loi d'airain.
.
Le potus est pour sûr complètement zinzin
Et de même en est-il du compère Poutine
Tous deux dans le grand nord où le jet set patine
Glissent en duo le roi n'est pas leur cousin
Auront-ils mérité crèpes de sarrasin
Non je ne pense pas l'Histoire ici piétine
Oyez le Soudan l'Ukraine ou la Palestine
Sur le globe entier entendez-vous le bousin
Patineurs puissiez-vous tomber dans la crevasse
C'est que voyez-vous l'on a beau faire le beau
À la fin des fins le destin jaloux s'agace
Déja votre désastre est taillé dans la glace
Ce sera l'on vous le souhaite un fier tombeau
Les peuples du progrès reprendront le flambeau.