Tu auras raison
D'apprendre tes tables
Tes conjugaisons
Car rien n'est plus délectable
Dans tes cahiers*
Le plaisir y est
Mais chic quelle chance
Voici venir les vacances.
*diérèse, Thérèse
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Aglaé, chatte de lettres Consignait ici Les vers qu'il lui arri- Vait de commettre Griffollet son successeur Est votre humble serviteur.
Tu auras raison
D'apprendre tes tables
Tes conjugaisons
Car rien n'est plus délectable
Dans tes cahiers*
Le plaisir y est
Mais chic quelle chance
Voici venir les vacances.
*diérèse, Thérèse
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Ce gros animal de potus
Dont la déplorable tactique
Nous apparaît problématique
N'est pas habité de vertus
Tu es invité à Versailles
Ah si j'étais toi je craindrais
De la Parque aux ciseaux légers
Un décisif coup de cisailles
Tu mériteras bien de trépasser transi
Quand la mort te voudra saisir par le pussy.
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Un papa marmotte
À sa fille a dit
Petite Charlotte
Faut sortir du lit
Faut mettre tes bottes
Et tes beaux habits
Pour n'être point sotte
Il te faut aussi
Aller à l'école
Avec ton stylo
Et ton pot de colle
Sur ton p'tit vélo
Et petite folle
Trouver rigolo
Avec Anatole
D'aller au tableau.
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Le secret de la jouissance
Pour être sauvé convient de rester caché
Ne pas abuser non plus du bifteck haché
Demeurer faut à même distance
De l'ascèse et du péché
Cela vous est conseillé sachez-
Le bien sans jactance
Ni la moindre outrecuidance.
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Tout ça pour ça à Saint-Pourçain
Accompagner le Saint-Nectaire
Avec du pain et du bon vin
Ça peut se faire.
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Alors que la tique migre
À la recherche de sang.
Depuis le flanc du mustang
Tel un mistigri sur le dos du tigre
C'en est assez et je dis bigre
Le moustique pour sa part
Corne de bique
C'est un loustic
Sa présence est problématique
Nous plébiscitons son départ
Pour l'Amérique
Qu'il s'en aille donc astic-
Oter un ours ou un guépard.
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Une épingle à linge
Dans les mains d'un singe
Les quatre mains j'entends bien
Qu'en penserons-nous Mais rien
Il met à sécher une serviette
L'animal est-il dans son assiette
À le voir il ne nous semble pas
Il manque tomber à chaque pas.
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Au pied du pêcher
Dort un mammifère
Un ours mal léché
La rémission du péché
Il n'en a que faire
Ni de la coupe de foot
Vraiment il n'en a que fout-
Re et ce n'est pas son affaire.
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La chatte tu la reverras
Quand viendra l'heure du repas
Il n'y a pas le moindre doute
Elle est déjà je crois en route
Elle s'avance à petits pas
Son allure est toute menue
Elle mettra ses petits bas
Lorsque l'heure en sera venue
Quand elle était petit chaton
Alors elle se moquait du qu'en dira-t-on
La chose était aussi complexe
Que l'emploi éclairé de l'accent circonflexe
Et nul jamais ne lui a dit
Que depuis ce temps-là elle avait fort grandi
Devenue vieille son trépas
À la fois nous navre et soulage
De la chatte on faisait grand cas
Assimilez bien ce message.
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Bébé fait des vocalises
En guettant son biberon
Qui ne vient pas ron et ron
Cela défie l'analyse
Pour signifier qu'il a faim
Il se fait plus énergique
La tétine arrive enfin
La conséquence est magique
Après avoir fait son rot
Imitant les passereaux
Un peu plus tard il gazouille
Et sourit à ses grenouilles
Il faut écouter l'exquis
Gazou-gazou-gazouillis
Qu'il conduit à sa manière
Particu-particulière
Et savourer le charmant
Pépiement.
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(/9)
Passer les damnés au micro-onde
Au cœur des vivants porter l'effroi
Et promener son derrière étroit
Tout autour de la machine ronde
Il fait bien trop chaud pour tout le monde
Et le diable seul se plaint du froid
Il tremblote mais s'en va tout droit
Pour faire essaimer la bête immonde
Le diable se tient sur le scooter
Volant qui l'emmène autour du globe
Il maudit les mortels qui le snobent
Ils ont reconnu le Tentateur
Sitôt démasqué il se dérobe
De rage arrachant ses écouteurs.
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Ce petit-là aimera fort les confitures
Bisaïeule dira ce n'est pas étonnant
Appréciera la lecture
De beaux récits d'aventures
Aimera comparer des can-
Tatrices les tessitures
Et consacrer un peu de temps
Aux expositions de peinture
Conservera dans quelque garage attenant
Des vélos et des voitures
Un bateau pour aller sur l'étang
Un âne à mener à la pâture
Des mésanges à rassasier de nourriture
Tout un petit monde à mener tambour battant
N'a-t-il pas des antécédents
Avérés dans l'horticulture
Et quoique plus modestement
Aussi dans la littérature
Et s'il veut être président
Il aura sans souci ses cinq cents signatures
Il fera preuve alors c'est évident
De détermination et d'esprit d'ouverture
C'est décidé ça va de soi en attendant
Il lui faut faire ses dents.
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L'on vient nous avertir du retour des autos
À quatre nous dit-on et même à deux chevaux
Ainsi nous ne serions pas rangés des voitures
Pour de bon c'est un fait elles ont la peau dure
Pourtant je vous le dis un char mérovingien
Un char à boeufs nous conviendrait tout aussi bien.
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Tu voulus régner sur ton bled mal t'en a prist
Déjà d'anciens soutiens voient en toi l'Antéchrist
D'emblée ton pouvoir s'est avéré pathétique
Et ton trumpilalah si caractéristique
Evoque aux odorats quelque poisson pourri
À part le sieur Satan personne ne s'en rit
Et cette insupportable odeur de pourriture
Dit ta décrépitude et présente et future.
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Face à l'empereur de Chine
Pas plus que devant Poutine
Tu es comme un petit pois
Tu ne fais jamais le poids
Tu es plus vrai que nature
Ta propre caricature
Tu es certes corrompu
Tout autant que tu as pu
Ta politique opportune
Pour augmenter ta fortune
Ne l'est pas te l'a-t-on dit
Pour augmenter ton crédit
Et te fournir saine gloire
Devant l'exigeante Histoire
Las il n'y faut pas compter
Que Dieu te garde en santé.
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à Arthur P.
Bébé Placide-Séraphin
Que nous avons en belle estime
Je ne dis pas ça pour la rime
Rugit très fort quand il a faim
Il rugit de même manière
Qu'un lion sortant de sa tanière
Et se saisit du biberon
Petit patapon ron et ron
Comme dit à Zeus Amalthée
Venez petit ne tardons point
Le temps venu de la tétée
Mon bon lait vous en bouche un coin
Puis près des peluches grenouilles
Bien installé bébé gazouille
Bâille et sourit fort poliment
À tout son environnement.
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Nous appelions de nos vœux
Une plus fière chandelle
Parfois la chance chancelle
Ou le destin chaleureux
Surgit un beau ténébreux
Où la vie nous conduit-elle
Il suffit d'une étincelle
Le suivre était hasardeux
C'était un drôle de zèbre
Sorte de vilain madré
Nous lui sûmes pourtant gré
De nous éviter ténèbres
Nous accueillant dans son pré
Un jour nous serons célèbres.
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Alcibiade avait cru que c'était bien
Ma foi de couper la queue de son chien
Aux enfers il a demandé de faire
La même chose au dénommé Cerbère
Mais le dieu Pluton s'y est refusé
Devant le chien en colère
Alci a dû s'excuser.
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Les rhododendrons qui sont nôtres
Sont tous entrés en floraison
On remarque non sans raison
Qu'après tout c'est bien la saison
On remarque bien chers apôtres.
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Tu sais peut-être vaincre ô mon gros Trumpibal
Mais non pas exploiter ta prétendue victoire
On dit qu'après le coït grossier animal
C'est l'amertume que tu es conduit à boire
Tu fais l'amertume ô potus grande à nouveau
Ton peuple au bout d'un temps pleurera comme veau
Pour le consoler restera ta colossale
Salle de bal démesurée fort impériale
Il te faut pauvre imbécile
Il te faut pauvre cotillon*
T'immerger dans le botillon*
Le destin trouve en toi un bien triste ustensile.
*deux évidentes fautes de frappe
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