(dédié à Dame Laflote, experte en pétaison)
Jadis dans mon village une vache émettait
D'horripilantes flatulences
Qu'avec entêtement la bête répétait
En dépit de nos remontrances
Les villageois fort irrités
Des signaux non sollicités
Sombraient dans la désespérance
Le bruit et l’odeur c’est de la démence
Printemps automne hiver été
Pour ce genre de saleté
Il n’y a point d’accoutumance
Or un jour qu’à son pré elle allait pour brouter
Non sans avoir d’abord longuement écouté
Ses propres pets avec beaucoup de complaisance
Son pas précipité
Fut tout net arrêté
Le garde-champêtre
Serviteur de la loi
Investi par les villageois
De la mission de mettre
Un coup d’arrêt à leur mal-être
Fit se ranger sur le côté
Le ruminant fort dépité
Guy Puckipett (*) car c’était
Le nom de l’assermenté
Lui dit alors permettez
Maintenant pour vous commence
La transhumance
Il vous est interdit
De rester par ici
Pour vous emplir la panse
Par municipal arrêté
Pris dans l’intérêt du village
Au dedans de nos pâturages
Vous n’avez plus droit de cité
Il vous faut voir ailleurs si l’herbe y est plus tendre
Moralité
L’on ne saurait en vérité
Prétendre
Paître et avoir pété.
(*) Le gard’-champèt’/ Guy Puckipett,/ C’est mieux que Zéro Zéro Sept,/ Dans son emploi municipal/ A permis de procès-verbal/ Sur tout l’territoir’ communal).
30 novembre 2006
28 novembre 2006
Avec les ânes philosophes.
(vers libres et moqueurs)
Vous autres de paître
Et je vois si tendre l’herbe verte
La pluie et le beau temps l’ont ainsi faite
Pour vous autres aliborons
Vous autres de braire
Et me voici tendre les oreilles
J’entends là-bas répondre vos confrères
De l’autre côté du vallon
Vous autres de porter fardeaux
Et moi de faire le gros dos
D’un pas égal vous arpentez la pente
Je pense à vous dans mes ronrons
Vous autres de brouter chardons
Plantes des sorts jetés bouillonnent en chaudron
J’étire ma langueur dans les rhododendrons
Attendant le verdict de mon vétérinaire
Ne vous inquiétez pas les résultats sont bons
Vous de persévérer toujours dans l’être
Moi de m’étendre un jour avec mes vers
Quand prose et vie sont obsolètes
Nous autres poètes
Arrivons par l’amour à l’immoralité
Pour aller par la mort à l’immortalité
Il vous suffit d’ajouter
Là où il le faut des thés
Avec un nuageux délai
Pour arranger les choses
Et que la fin du temps qui court allez allez
Ne soit pas trop morose.
Vous autres de paître
Et je vois si tendre l’herbe verte
La pluie et le beau temps l’ont ainsi faite
Pour vous autres aliborons
Vous autres de braire
Et me voici tendre les oreilles
J’entends là-bas répondre vos confrères
De l’autre côté du vallon
Vous autres de porter fardeaux
Et moi de faire le gros dos
D’un pas égal vous arpentez la pente
Je pense à vous dans mes ronrons
Vous autres de brouter chardons
Plantes des sorts jetés bouillonnent en chaudron
J’étire ma langueur dans les rhododendrons
Attendant le verdict de mon vétérinaire
Ne vous inquiétez pas les résultats sont bons
Vous de persévérer toujours dans l’être
Moi de m’étendre un jour avec mes vers
Quand prose et vie sont obsolètes
Nous autres poètes
Arrivons par l’amour à l’immoralité
Pour aller par la mort à l’immortalité
Il vous suffit d’ajouter
Là où il le faut des thés
Avec un nuageux délai
Pour arranger les choses
Et que la fin du temps qui court allez allez
Ne soit pas trop morose.
25 novembre 2006
Goûts et couleurs au concours de poésie.
Tranches de rhinocéros avec des oranges
Aussi du chou blanc du chou rouge et du chou vert
Prends-les en photo sur la table de dessert
Réjouis-toi de les voir après tu les manges
Le maître d’hôtel te présente
Un buisson
De langoustines transparentes
La couleur des flamants leur vient à la cuisson
Désires-tu c’est plus brutal
Quelque morceau pris sur l’étal
D’une boucherie anthropophagique
Halte-là dis-tu sur le chemin du repas
Obstacle moral et philosophique
Moral et philosophique il se peut mais certes pas
Gustatif ou gastronomique
Quelqu’un veut-il s’offrir un steack d’humain tendre et saignant
Pour moi sache-le bien je n’y vois pas d’inconvénient Aignan
Il s’en déguste Auguste à chaque fois que l’escalope
Est servie au banquet tiens je vois là une enveloppe
Qui porte sur son coin un rectangle dentelé
Peu de jours auparavant les postiers l’oblitérèrent
On voit sur la vignette un coq très coloré
Sur leur coq au vin les gens du jury littéraire
Sont très affairés sont à leur affaire
Viridité des cornichons dans leur bocal
Empli de vinaigre local
Et le soleil enfin fait luire
La tarte aux pruneaux qui sort de cuire
Des petits gâteaux au miel
Dehors très bel arc-en-ciel
Encor plein d’autres délices
Dehors un feu d’artifice
Aux murs accrochés
Les panneaux de peinture
On les mangerait
Et parbleu qu’elle est belle oh là là Lola la confiture
Le vin luit dans sa carafe
Et voici l’heure du café
Le président haut en couleurs va parapher
Oui notre président haut en couleurs paraphe
Il a paraphé c’est parfait
Le communiqué coquet
Sans aucun défaut d’orthographe
Qui clôt le banquet
Mais le voilà pris de hoquet
A titre de moralité
Le plaisir des pupilles
Et la joie des papilles
Vont de pair mais pour le pâté
De caméléon Léon à la vinaigrette
Que l’on m’avait tant vanté
Je n’en ai pas vu la couleur et le regrette.
Aussi du chou blanc du chou rouge et du chou vert
Prends-les en photo sur la table de dessert
Réjouis-toi de les voir après tu les manges
Le maître d’hôtel te présente
Un buisson
De langoustines transparentes
La couleur des flamants leur vient à la cuisson
Désires-tu c’est plus brutal
Quelque morceau pris sur l’étal
D’une boucherie anthropophagique
Halte-là dis-tu sur le chemin du repas
Obstacle moral et philosophique
Moral et philosophique il se peut mais certes pas
Gustatif ou gastronomique
Quelqu’un veut-il s’offrir un steack d’humain tendre et saignant
Pour moi sache-le bien je n’y vois pas d’inconvénient Aignan
Il s’en déguste Auguste à chaque fois que l’escalope
Est servie au banquet tiens je vois là une enveloppe
Qui porte sur son coin un rectangle dentelé
Peu de jours auparavant les postiers l’oblitérèrent
On voit sur la vignette un coq très coloré
Sur leur coq au vin les gens du jury littéraire
Sont très affairés sont à leur affaire
Viridité des cornichons dans leur bocal
Empli de vinaigre local
Et le soleil enfin fait luire
La tarte aux pruneaux qui sort de cuire
Des petits gâteaux au miel
Dehors très bel arc-en-ciel
Encor plein d’autres délices
Dehors un feu d’artifice
Aux murs accrochés
Les panneaux de peinture
On les mangerait
Et parbleu qu’elle est belle oh là là Lola la confiture
Le vin luit dans sa carafe
Et voici l’heure du café
Le président haut en couleurs va parapher
Oui notre président haut en couleurs paraphe
Il a paraphé c’est parfait
Le communiqué coquet
Sans aucun défaut d’orthographe
Qui clôt le banquet
Mais le voilà pris de hoquet
A titre de moralité
Le plaisir des pupilles
Et la joie des papilles
Vont de pair mais pour le pâté
De caméléon Léon à la vinaigrette
Que l’on m’avait tant vanté
Je n’en ai pas vu la couleur et le regrette.
12 novembre 2006
Régime.
Votre abdomen est trop gros
Dit le médecin des bêtes
Il ne faut point manger trop
Cela donne le diabète
Faut vous mettre à la diète
Evitez les glucides
C'est par trop sucreux
Limitez les lipides
C'est par trop graisseux
Et doucement sur les protéines enfin
Car cela fatigue les reins
Restent l'eau fraîche et l'amour
Oh là là pauvre minette
Restent l'eau fraîche et l'amour
Enfin essayez toujours
L'amour dans les vers des poètes
Je le trouve et l'eau fraîche il faudra m'en verser
En un bol disposé pour cela tout exprès
Auprès de la soucoupe assignée aux croquettes.
Dit le médecin des bêtes
Il ne faut point manger trop
Cela donne le diabète
Faut vous mettre à la diète
Evitez les glucides
C'est par trop sucreux
Limitez les lipides
C'est par trop graisseux
Et doucement sur les protéines enfin
Car cela fatigue les reins
Restent l'eau fraîche et l'amour
Oh là là pauvre minette
Restent l'eau fraîche et l'amour
Enfin essayez toujours
L'amour dans les vers des poètes
Je le trouve et l'eau fraîche il faudra m'en verser
En un bol disposé pour cela tout exprès
Auprès de la soucoupe assignée aux croquettes.
06 novembre 2006
Le chien qui passe.
Lundi matin
J'ai vu passer le chien
Assis bien droit dessus sa bicyclette
J'ai vu passer le chien
Assis bien droit dessus sa bicyclette
Lundi matin
J'ai vu passer le chien
Qui pédalait les pattes près du frein
.
Mardi matin
J'ai vu passer le chien
Qui plastronnait dedans sa voiturette
Mardi matin
J'ai vu passer le chien
Se demandant si l'on l'admirait bien
.
Mercredi soir
Je l'ai vu se mouvoir
J'ai vu le chien poussant une poussette
Mercredi soir
Je l'ai vu se mouvoir
Qui promenait sa portée de chiots noirs
.
Jeudi matin
J'ai vu passer le chien
Dans un avion au ras des pâquerettes
Jeudi matin
J'ai vu passer le chien
Son parachute attaché sur les reins
.
Vendredi soir
Je pus encor le voir
Qui progressait en patins à roulettes
Vendredi soir
Je pus encor le voir
Fier comme un pou passant sur le trottoir
.
Samedi c'est
Le matin du marché
Il est resté cloîtré dans sa courette
Samedi c'est
Le matin du marché
J'ai vu le chien qui restait attaché
.
Dimanche enfin
J'ai dit adieu au chien
Il chevauchait la queue d'une comète
Dimanche enfin
J'ai dit adieu au chien
Il aboyait en s'en allant fort loin.
31 octobre 2006
Epitre à Laflote (en défense du lièvre).
Moi, je vois un papa, qui, privé de ses loutres,
Trouve un dérivatif en prenant soin des poutres
Du familial terrier. Pourquoi donc se gausser
De l'austère façon dont ses pieds sont chaussés ?
On peut te pardonner, car tu es insomniaque,
Mais se moquer ainsi est tristement maniaque.
Trouve un dérivatif en prenant soin des poutres
Du familial terrier. Pourquoi donc se gausser
De l'austère façon dont ses pieds sont chaussés ?
On peut te pardonner, car tu es insomniaque,
Mais se moquer ainsi est tristement maniaque.
30 octobre 2006
Petit hymne pour Laflote, à l'occasion de son lointain trépas.
Quand Laflote a mouru
D'un mal irrémédiable
Quand Laflote a mouru
L'enfer n'en a pas voulu
J'ai assez dz soucis
Dit Satan à ses diables
J'ai assez de soucis
Non je n'en veux pas ici
Idem au purgatoir
Le malaise est palpable
Idem au purgatoir
Refusée bon sang d'bonsoir
Alors elle a fini
Aussi finit ma fable
Alors elle a fini
Bien tranquille au paradis
A perpète entendra
La harpe délectable
A perpète entendra
Allongée entre ses draps.
D'un mal irrémédiable
Quand Laflote a mouru
L'enfer n'en a pas voulu
J'ai assez dz soucis
Dit Satan à ses diables
J'ai assez de soucis
Non je n'en veux pas ici
Idem au purgatoir
Le malaise est palpable
Idem au purgatoir
Refusée bon sang d'bonsoir
Alors elle a fini
Aussi finit ma fable
Alors elle a fini
Bien tranquille au paradis
A perpète entendra
La harpe délectable
A perpète entendra
Allongée entre ses draps.
29 octobre 2006
Réminiscence.
Les petits-enfants qui se succèdent
Au foyer de mes vieux serviteurs
S'en vont souvent sur roulettes sans moteurs
Au bord du lac voisin voir les palmipèdes
Force cygnes sont là nageant
Gloutons et lents
Aussi des colverts et des canards blancs
Et d'intrépides cormorans
Qui mettent à sécher leurs ailes en série
Et moi je songe au bassin des Tuileries
Dans le grand roman de Victor Hugo
Un chapitre que j'ai toujours trouvé très beau
Où l'on aperçoit le jeune Gavroche
Enlever aux oiseaux un morceau de brioche
Et puis s'en aller coucher un plus petit enfant
Dans la maquette abandonnée d'un éléphant.
Au foyer de mes vieux serviteurs
S'en vont souvent sur roulettes sans moteurs
Au bord du lac voisin voir les palmipèdes
Force cygnes sont là nageant
Gloutons et lents
Aussi des colverts et des canards blancs
Et d'intrépides cormorans
Qui mettent à sécher leurs ailes en série
Et moi je songe au bassin des Tuileries
Dans le grand roman de Victor Hugo
Un chapitre que j'ai toujours trouvé très beau
Où l'on aperçoit le jeune Gavroche
Enlever aux oiseaux un morceau de brioche
Et puis s'en aller coucher un plus petit enfant
Dans la maquette abandonnée d'un éléphant.
22 octobre 2006
Du bon usage de la fin du monde.
Pour moi, je suis de
Ceux qui trouvent fort jouissif
De voir affairés aux préparatifs
De leur suicide
Généralisé, proche et collectif
Les gens de l'humaine engeance.
Ah ! la chose est plaisante et digne d'intérêt
D'observer comment de stupides manigances
Vont avant qu'il soit longtemps donner
A leur prolifération intempestive un coup d'arrêt
Fatal, tranché, net et carré,
Faisant de la planète un vaste cimetière.
Oui, bon, bah, bien; mais pourtant ça ne fait
A franchement parler pas vraiment nos affaires.
Pour curer nos gouttières,
Pour changer nos litières,
Pour, le cas échéant d'un souci de santé,
Savoir nous accueillir en clinique vété-
Rinaire,
Pour nous brosser avec douceur,
Nous appeler: "Mon petit coeur",
Et pour chauffer nos radiateurs,
Dame, il nous faut des serviteurs.
Afin d'éviter
De subir la rage
Des chiens retournés
A l'état sauvage,
Faut-il s'appliquer
A le supporter,
Ce genre humain si peu sage ?
Oui, cela mérite un peu de circonspection.
J'y réfléchirai même après les élections.
De la fin du monde il faut faire usage
Avec parcimonie et la plus grande précaution.
Ceux qui trouvent fort jouissif
De voir affairés aux préparatifs
De leur suicide
Généralisé, proche et collectif
Les gens de l'humaine engeance.
Ah ! la chose est plaisante et digne d'intérêt
D'observer comment de stupides manigances
Vont avant qu'il soit longtemps donner
A leur prolifération intempestive un coup d'arrêt
Fatal, tranché, net et carré,
Faisant de la planète un vaste cimetière.
Oui, bon, bah, bien; mais pourtant ça ne fait
A franchement parler pas vraiment nos affaires.
Pour curer nos gouttières,
Pour changer nos litières,
Pour, le cas échéant d'un souci de santé,
Savoir nous accueillir en clinique vété-
Rinaire,
Pour nous brosser avec douceur,
Nous appeler: "Mon petit coeur",
Et pour chauffer nos radiateurs,
Dame, il nous faut des serviteurs.
Afin d'éviter
De subir la rage
Des chiens retournés
A l'état sauvage,
Faut-il s'appliquer
A le supporter,
Ce genre humain si peu sage ?
Oui, cela mérite un peu de circonspection.
J'y réfléchirai même après les élections.
De la fin du monde il faut faire usage
Avec parcimonie et la plus grande précaution.
15 octobre 2006
Epitre en prose à Dodinette.
Ma toute bonne,
Mon plus proche collaborateur, dont l'un des titres de gloire est en effet de figurer dans l'arbre généalogique de certaine ex-autruche (l'autre étant de veiller avec dévouement à mon bien-être matériel voire moral - il est certes un peu simplet,
"Mais pour la bouffe on ne demande pas/ Aux z'humains d'avoir inventé la pou-ou-dre "), a fait "Allemand Première langue" au milieu du siècle dernier. Il en a retenu, pour l'essentiel:
"Trarira, der Lehrer ist nicht da !", (quand le chat n'est pas là, les souris dansent) c'est à peu près tout. "Das Groschen", etc., provient d'un "Nouvel Allemand sans peine" de la méthode Assimil, vieux de vingt ans, qui traîne dans mes appartements privés. Cette expression va tomber en désuétude avec le passage à l'euro et la disparition des cabines téléphoniques.
Je l'ai aussi surpris à murmurer, en lisant par-dessus mon épaule le billet où Petitspetons annonce ses projets de vacances de neige au Québec: "Kennst du das Land, wo die Zitronnen blühn ?" Tu vois le niveau et le sens de l'à-propos...
Non, mes modestes connaissances en Allemand, je les dois plutôt à mes accointances avec certain personnage du Vatican, dont il me faut taire le nom par discrétion. Je comprends: "Licht an !" (fiat lux). Et aussi "Maul zu !", qu'il profère quand je miaule de faim pendant la messe, et qui peut se traduire par:"Viens, ma mignonne, je vais te donner un petit en-cas en attendant l'heure du repas principal". C'est fou comme l'Allemand peut dire beaucoup de choses en peu de mots.
Je ne désespère pas d'apprendre le Maggyar (accent québecois) avec Petitspetons et l'Italien (accent de Catalogne-Nord) avec Laflote.
Sur ce, très chère, je lèche le sirop d'érable sur le sol entre tes babouches, et à la prochaine.
Mon plus proche collaborateur, dont l'un des titres de gloire est en effet de figurer dans l'arbre généalogique de certaine ex-autruche (l'autre étant de veiller avec dévouement à mon bien-être matériel voire moral - il est certes un peu simplet,
"Mais pour la bouffe on ne demande pas/ Aux z'humains d'avoir inventé la pou-ou-dre "), a fait "Allemand Première langue" au milieu du siècle dernier. Il en a retenu, pour l'essentiel:
"Trarira, der Lehrer ist nicht da !", (quand le chat n'est pas là, les souris dansent) c'est à peu près tout. "Das Groschen", etc., provient d'un "Nouvel Allemand sans peine" de la méthode Assimil, vieux de vingt ans, qui traîne dans mes appartements privés. Cette expression va tomber en désuétude avec le passage à l'euro et la disparition des cabines téléphoniques.
Je l'ai aussi surpris à murmurer, en lisant par-dessus mon épaule le billet où Petitspetons annonce ses projets de vacances de neige au Québec: "Kennst du das Land, wo die Zitronnen blühn ?" Tu vois le niveau et le sens de l'à-propos...
Non, mes modestes connaissances en Allemand, je les dois plutôt à mes accointances avec certain personnage du Vatican, dont il me faut taire le nom par discrétion. Je comprends: "Licht an !" (fiat lux). Et aussi "Maul zu !", qu'il profère quand je miaule de faim pendant la messe, et qui peut se traduire par:"Viens, ma mignonne, je vais te donner un petit en-cas en attendant l'heure du repas principal". C'est fou comme l'Allemand peut dire beaucoup de choses en peu de mots.
Je ne désespère pas d'apprendre le Maggyar (accent québecois) avec Petitspetons et l'Italien (accent de Catalogne-Nord) avec Laflote.
Sur ce, très chère, je lèche le sirop d'érable sur le sol entre tes babouches, et à la prochaine.
14 octobre 2006
Hormones et culture.
En dosages variés habitent nos humeurs
Et la progestérone et la folliculine
C'est leur dévers dans nos circulations sanguines
Qui dicte la réponse à nos solliciteurs
Et nous réagissons par diverses faveurs
Au flux de leurs pissats qui flattent nos narines
Telle reste de marbre et telle Messaline
Joue à plus folle de son corps que moi tu meurs
Chez les z'êtres z'humains la chose est plus complexe
Et fait interférer d'autres considérants
Qu'on ne peut résumer à de simples réflexes
Prestige du pouvoir qu'en dira-t-on argent
L'amour-propre aussi compte et le désir d'enfant
Et tout cela concourt à me laisser perplexe.
Et la progestérone et la folliculine
C'est leur dévers dans nos circulations sanguines
Qui dicte la réponse à nos solliciteurs
Et nous réagissons par diverses faveurs
Au flux de leurs pissats qui flattent nos narines
Telle reste de marbre et telle Messaline
Joue à plus folle de son corps que moi tu meurs
Chez les z'êtres z'humains la chose est plus complexe
Et fait interférer d'autres considérants
Qu'on ne peut résumer à de simples réflexes
Prestige du pouvoir qu'en dira-t-on argent
L'amour-propre aussi compte et le désir d'enfant
Et tout cela concourt à me laisser perplexe.
08 octobre 2006
Le Pitre.
Ce chapiteau mes chers touristes
Est au Marquis de Carabas
Le Chat Botté montre la piste
Où clown Auguste offre-t-il pas
Entre écuyère et trapéziste
Un numéro d'équilibriste
Et jongleur et fildefériste
En s'avançant à petits pas
Non n'applaudissez pas l'artiste
Demeurez silencieux j'insiste
Non surtout n'applaudissez pas
A tous les coups ce serait triste
Vous le feriez tomber à bas
Faudrait quérir les secouristes
Pour l'emporter à bout de bras
Allongé sur un matelas
Démantibulé regard las
Consulter un orthopédiste
Voire acheter chez les fleuristes
Des pots de chrysanthème hélas.
Est au Marquis de Carabas
Le Chat Botté montre la piste
Où clown Auguste offre-t-il pas
Entre écuyère et trapéziste
Un numéro d'équilibriste
Et jongleur et fildefériste
En s'avançant à petits pas
Non n'applaudissez pas l'artiste
Demeurez silencieux j'insiste
Non surtout n'applaudissez pas
A tous les coups ce serait triste
Vous le feriez tomber à bas
Faudrait quérir les secouristes
Pour l'emporter à bout de bras
Allongé sur un matelas
Démantibulé regard las
Consulter un orthopédiste
Voire acheter chez les fleuristes
Des pots de chrysanthème hélas.
27 septembre 2006
Jeu de dames
(petit sonnet expérimental)
Lorsque je reçois Marion
Courte-Queue ma chère amie
Bavardant comme des pies
Nous plaisantons et pouffons
Parfois nous nous asseyons
Au jardin près du damie-
Er sous les roses trémie-
Eres et poussons les pions
Quand enfin le jeu s'arrête
Nous arpentons le jardin
Pour dégourdir nos gambettes
Puis la vie reprend son train
Adieu chère et je m'offre un
Petit goûter de croquettes.
Lorsque je reçois Marion
Courte-Queue ma chère amie
Bavardant comme des pies
Nous plaisantons et pouffons
Parfois nous nous asseyons
Au jardin près du damie-
Er sous les roses trémie-
Eres et poussons les pions
Quand enfin le jeu s'arrête
Nous arpentons le jardin
Pour dégourdir nos gambettes
Puis la vie reprend son train
Adieu chère et je m'offre un
Petit goûter de croquettes.
22 septembre 2006
L'île aux mangoustes (fable)
Dans une île des tropiques
Du côté des Amériques,
Paysage enchanteur,
Climat tout en douceur,
Les habitants, pour le lucre,
Cultivaient la canne à sucre.
Cela leur rapportait gros;
Mais bientôt,
Les bateaux
Du bout du monde apportèrent
(A l'insu de leur plein gré)
Des rats, qui sitôt à quai
A qui mieux mieux proliférèrent.
Pour proliférer les rongeurs
Savent y mettre du leur.
Les rats, à qui rien ne résiste,
Rongent la canne à sucre; hélas,
La récolte sera triste.
Comment donc s'en défaire ? On vous met sur la piste:
Sont importés quelques cobras.
Les cobras ont mangé les rats; mais à présent
Vlà-t-i' pas qu'à leur tour ils infestent la terre.
Pour s'en débarrasser, que faire ?
Car à la fin, croyez moi z'en,
Leur voisinage est déplaisant.
On fait venir alors quelques mangoustes
De chez un éleveur de Famagouste.
(Non, ne me croyez pas
A court de rime. Et allez, ouste !)
Mangoustes aussitôt d'occire les cobras
En passant
A la moulinette
Les maudits serpents
A lunette.
Plein succès. Abracadabra,
Fini les cobras fier à bras.
Victoire !
Mais attendez un peu la fin de cette histoire,
Et oyez le choeur:
Mangoustes mes soeurs,
C'en est fini de l'abondance.
Il n'est plus de serpents
Pour nous remplir la panse.
Oh non, plus de cobras
Pour caler nos estomacs.
Désormais nos repas
Sont en panne.
Pour nous sauver il faudrait une manne...
Eh, mes soeurs, voyez-vous pas, là dans les champs ?
Il nous reste à man-
Ger la canne.
Du côté des Amériques,
Paysage enchanteur,
Climat tout en douceur,
Les habitants, pour le lucre,
Cultivaient la canne à sucre.
Cela leur rapportait gros;
Mais bientôt,
Les bateaux
Du bout du monde apportèrent
(A l'insu de leur plein gré)
Des rats, qui sitôt à quai
A qui mieux mieux proliférèrent.
Pour proliférer les rongeurs
Savent y mettre du leur.
Les rats, à qui rien ne résiste,
Rongent la canne à sucre; hélas,
La récolte sera triste.
Comment donc s'en défaire ? On vous met sur la piste:
Sont importés quelques cobras.
Les cobras ont mangé les rats; mais à présent
Vlà-t-i' pas qu'à leur tour ils infestent la terre.
Pour s'en débarrasser, que faire ?
Car à la fin, croyez moi z'en,
Leur voisinage est déplaisant.
On fait venir alors quelques mangoustes
De chez un éleveur de Famagouste.
(Non, ne me croyez pas
A court de rime. Et allez, ouste !)
Mangoustes aussitôt d'occire les cobras
En passant
A la moulinette
Les maudits serpents
A lunette.
Plein succès. Abracadabra,
Fini les cobras fier à bras.
Victoire !
Mais attendez un peu la fin de cette histoire,
Et oyez le choeur:
Mangoustes mes soeurs,
C'en est fini de l'abondance.
Il n'est plus de serpents
Pour nous remplir la panse.
Oh non, plus de cobras
Pour caler nos estomacs.
Désormais nos repas
Sont en panne.
Pour nous sauver il faudrait une manne...
Eh, mes soeurs, voyez-vous pas, là dans les champs ?
Il nous reste à man-
Ger la canne.
20 septembre 2006
Passage de l'ours
(à propos du gazon de Bellzouzou, voir son blog ce jour)
Quand vous fixez assez long-
Temps ce broutoir à moutons,
Vous voyez venir, poussant la tondeuse,
L'ours de Bellzouzou la blogo-blagueuse.
La patience vous manque ?
Oùsque vous vous en allez ?
Attendez un peu, le temps que...
Le voilà, venez, venez !
Ah, trop tard, il est
Passé.
Quand vous fixez assez long-
Temps ce broutoir à moutons,
Vous voyez venir, poussant la tondeuse,
L'ours de Bellzouzou la blogo-blagueuse.
La patience vous manque ?
Oùsque vous vous en allez ?
Attendez un peu, le temps que...
Le voilà, venez, venez !
Ah, trop tard, il est
Passé.
17 septembre 2006
Théologie circonstancielle du temps
Nous autres chats, nous adorons
Des dieux paresseux et gloutons
Qui nous ont faits à leur image.
Nos prières sont des ronrons:
Nous leur promettons d'être sages,
Que désormais nous omettrons
De mettre pattes ni mentons
Dans les fromages
Que font du lait de leurs moutons
Les humains. Nos dieux sont des sages.
Or ces gens-là croient le ciel
Habité d'un Dieu cruel
Qui leur prescrit le carnage.
On les voit brandir leurs armes
Aux cris de "Dieu est amour et douceur".
Il leur faut le sang, les larmes,
L'humiliation de l'autre et sa douleur.
Dieu est amour et paix, prouvons-le par la haine
Et la guerre, et quiconque en doutera
Sera
Précipité dans la Géhenne.
(Un pape l'autre jour a dit, pauvre minet,
Je ne sais quoi qui fait qu'ils vont s'exterminer.)
Dieu est amour et paix, prouvons-le par la guerre
Sainte et sacrée; quiconque en doutera
Sera
Décapité ou lapidé, le scélérat,
La honte de la terre.
Ah, mets-toi à genoux,
Reconnais que mon Dieu est absolument doux,
Ou tu t'exposeras à Son mortel courroux.
Les gens, j'attends vos commentaires.
(to you, folks, with my snarls and hisses)
Des dieux paresseux et gloutons
Qui nous ont faits à leur image.
Nos prières sont des ronrons:
Nous leur promettons d'être sages,
Que désormais nous omettrons
De mettre pattes ni mentons
Dans les fromages
Que font du lait de leurs moutons
Les humains. Nos dieux sont des sages.
Or ces gens-là croient le ciel
Habité d'un Dieu cruel
Qui leur prescrit le carnage.
On les voit brandir leurs armes
Aux cris de "Dieu est amour et douceur".
Il leur faut le sang, les larmes,
L'humiliation de l'autre et sa douleur.
Dieu est amour et paix, prouvons-le par la haine
Et la guerre, et quiconque en doutera
Sera
Précipité dans la Géhenne.
(Un pape l'autre jour a dit, pauvre minet,
Je ne sais quoi qui fait qu'ils vont s'exterminer.)
Dieu est amour et paix, prouvons-le par la guerre
Sainte et sacrée; quiconque en doutera
Sera
Décapité ou lapidé, le scélérat,
La honte de la terre.
Ah, mets-toi à genoux,
Reconnais que mon Dieu est absolument doux,
Ou tu t'exposeras à Son mortel courroux.
Les gens, j'attends vos commentaires.
(to you, folks, with my snarls and hisses)
15 septembre 2006
Refrain pour chanson à boire
(message codé)
Valeureuse
Ivresse
Vaillante
Ebriété
LAngue
FLeurie tu
Oublieras
Tous tes
Ennuis.
Valeureuse
Ivresse
Vaillante
Ebriété
LAngue
FLeurie tu
Oublieras
Tous tes
Ennuis.
14 septembre 2006
Je m'aigris le caractère.
C'est horriiiible par ici !
Mon humble serviteur grossit !
Ah, vous ne voyez
Pas le problème... Je vais
Vous expliquer, et sans attendre
Vous allez comprendre.
Quand il trouve qu'il est trop gros,
Il fait gaffe à la nourriture,
Celle qu'il assigne à ses propres crocs,
Mais celle aussi qu'il me donne en pâture
L'esprit humain est ainsi fait:
Rationnement bien ordonné
Commence
Par soi-même, et s'étend vite au chat,
C'est là que nous blesse le bât.
En conséquence,
Je me mets à ressembler
A un épouvantail fort laid
Fait de fil de fer barbelé.
Dieu des chats ! par mes vibrisses !
Fais qu'enfin il remaigrisse !
Que le chocolat
A-
Maigrissant qu'il a-
Vale en abondance
Fasse l'effet
Désiré
Et que mon serviteur remplisse en récompense
Mon écuelle, et moi ma panse.
Mon humble serviteur grossit !
Ah, vous ne voyez
Pas le problème... Je vais
Vous expliquer, et sans attendre
Vous allez comprendre.
Quand il trouve qu'il est trop gros,
Il fait gaffe à la nourriture,
Celle qu'il assigne à ses propres crocs,
Mais celle aussi qu'il me donne en pâture
L'esprit humain est ainsi fait:
Rationnement bien ordonné
Commence
Par soi-même, et s'étend vite au chat,
C'est là que nous blesse le bât.
En conséquence,
Je me mets à ressembler
A un épouvantail fort laid
Fait de fil de fer barbelé.
Dieu des chats ! par mes vibrisses !
Fais qu'enfin il remaigrisse !
Que le chocolat
A-
Maigrissant qu'il a-
Vale en abondance
Fasse l'effet
Désiré
Et que mon serviteur remplisse en récompense
Mon écuelle, et moi ma panse.
13 septembre 2006
11 septembre 2006
Petite manoeuvre indigne mais nécessaire
(ad augustum per angusta)
A me lire presque personne
Ne consent, et s'il est de bonne qualité,
Mon lectorat fait triste mine en quantité.
Je vous le dis dans un sanglot. Ne
Faut-il pas que je mette avec habileté
En oeuvre un truc ? Le procédé le plus commode,
C'est de me raccrocher aux sujets à la mode.
Je vous le dis dans un sanglot:
Je n'ai pas lu Christine Angot.
Est-ce aussi bien troussé que La joueuse de go ?
Ou juste une imposture
A faire go-
Ber aux gogos ?
Sollers en dit grand bien, mais Sollers est farceur:
En cette conjoncture
Il peut nous induire en erreur.
Quelqu'un veut-il fournir sur elle un petit texte ?
Je le mettrai ici, ce sera mon prétexte,
Chacun réagira, j'aurai plus de lecteurs,
Tout un fan-club d'admirateurs...
(A peu que je ne saute en l'air comme Perrette,
Cassant le pot au lait et pleurant à perpète).
Que ne faut-il pas faire
Pour trouver un public !
Employer un moyen oblic-
Que ou bien se résigner, se taire...
Je n'ai pas lu non plus les Mémoires d'un âne
De Nicolas Sarco. Faites-m'en, s'il vous plaît,
Un petit résumé à mettre en mon billet
Que je puisse briller,
Et me monter le cou
Sans me bou-
Rrer le crâne.
A me lire presque personne
Ne consent, et s'il est de bonne qualité,
Mon lectorat fait triste mine en quantité.
Je vous le dis dans un sanglot. Ne
Faut-il pas que je mette avec habileté
En oeuvre un truc ? Le procédé le plus commode,
C'est de me raccrocher aux sujets à la mode.
Je vous le dis dans un sanglot:
Je n'ai pas lu Christine Angot.
Est-ce aussi bien troussé que La joueuse de go ?
Ou juste une imposture
A faire go-
Ber aux gogos ?
Sollers en dit grand bien, mais Sollers est farceur:
En cette conjoncture
Il peut nous induire en erreur.
Quelqu'un veut-il fournir sur elle un petit texte ?
Je le mettrai ici, ce sera mon prétexte,
Chacun réagira, j'aurai plus de lecteurs,
Tout un fan-club d'admirateurs...
(A peu que je ne saute en l'air comme Perrette,
Cassant le pot au lait et pleurant à perpète).
Que ne faut-il pas faire
Pour trouver un public !
Employer un moyen oblic-
Que ou bien se résigner, se taire...
Je n'ai pas lu non plus les Mémoires d'un âne
De Nicolas Sarco. Faites-m'en, s'il vous plaît,
Un petit résumé à mettre en mon billet
Que je puisse briller,
Et me monter le cou
Sans me bou-
Rrer le crâne.
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