La dame en vêtement rose
Sur le canapé dépose
Un truc à couper les houx
De la marque Kastrépoux
Maintenant croit-on qu'il ose
Approcher son air morose
Je lui conseille autre chose
Profil bas et machin mou.
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Aglaé, chatte de lettres Consignait ici Les vers qu'il lui arri- Vait de commettre Griffollet son successeur Est votre humble serviteur.
La dame en vêtement rose
Sur le canapé dépose
Un truc à couper les houx
De la marque Kastrépoux
Maintenant croit-on qu'il ose
Approcher son air morose
Je lui conseille autre chose
Profil bas et machin mou.
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Une couleuvre à collier
Douée d'esprit de l'escalier
Qu'on le descende ou le monte
Aimait à narrer ce conte
Habitant un bénitier
Il était une grenouille
Dont un seul têtard était l'héritier
Il nageait dans l'eau bénite qui mouille
Elle en voulut faire un curé
Lui-même ce désir le dévorait
Et sa mère sautait de joie
La grenouille saute ainsi que le chien aboie
Si le séminaire ah n'est pas fait pour les chiens
Le droit canon aux batraciens
Ma foi dis donc n'interdit rien
Notre jeune grenouille en sortit tonsurée
Sachant chanter amen et la messe en latin
Qu'elle disait chaque matin
Et gober l'hostie et le vin
Et dans son bénitier sa mère était comblée
Las la couleuvre - moi sans nulle vanité -
Passant par là n'en fit qu'une bouchée
Au martyre il trouva certaine volupté
Mea culpa je suis en voie d'être damnée
Après confession repentir humilité
Plutôt que batraciens je mangerai l'andouille
Et s'il le faut longtemps des nouilles
Jusqu'à me remettre en odeur de sainteté.
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Dans la salle d'attente
Dressée dessous la tente
Où le futur damné attend
Le mauvais vouloir de Satan
C'est dame Mort qui se présente
Sous l'aspect d'un serpent mamba
Serrant dans ses anneaux sa faux et caramba
La chose apparaît peu plaisante
On préfèrerait danser la samba
Ah ça non la mort dit le diable
Mon suppôt peut encor servir
Il te faut réfréner à présent ton désir
De pratiquer sur lui l'irrémédiable
Il devra vivre vivre encor
La mort s'en va fort mécontente
La situation est irritante
Je t'enverrai Satan poste restante
Un avis bien formé de contrainte par corps.
Nous vîmes un jeune éléphant
Qui paradait en la ruelle
Dans un pantalon fort bouffant
Une chemise de dentelle
Et le spectacle était bluffant
Sa trompe ah sa trompe agitait une crécelle
Un quidam la poire se fen-
Dait tout en l'observant de loin à la jumelle.
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Je vois un croquemitaine
Qui brosse ses dents de rat
Aux abords de la fontaine
Son allure est peu amène
Il essaie pourtant de ra-
Fraîchir son atroce haleine
Après quoi il te dira
Madeleine ô Madeleine
Voudras-tu pour tes étrennes
De l'or dans un bas de laine
Ne lui réponds pas surtout
Prends tes jambes à ton cou.
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L'athée alité
Lorgne sa théière
Je m'en souviens radote-t-il oui comme si c'était
Hière*
Toute la famille en était fière
Lors il brandit
Un crucifix
L'hôte
L'ôte
De ses mains de libertin
Et lui propose un séjour au jardin
Pour profiter de ce printemps précoce
En oubliant le fâcheux France-Ecosse**
Il emporte avec lui son reste de ration
(Au passage admirez notre allitération)
Pour suivre le vol de l'abeille qui butine
Et maudire tout son saoul les affreux Trump et Poutine.
* licence poétique **rugueux rugby
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Je propose à ma cousine
Une partie de tarot
Ma parole j'hallucine
Dansons-nous la capucine
Oui-da mon ami Pierrot
Vole vole passereau
Un seul coup de carabine
Met fin aux ébats éro-
Tiques d'une Messaline
Le corbeau frappe au carreau
Nevermore est sa comptine
Vole vole passereau.
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