(en hommage inaugural et facétieux à feue ma bonne tante Glagla*)
Auguste face** ô combien de capitaines***
Pluralité de ces nefs naines
S'en vont flottant
Comme canards sur les étangs
Par petit temps et par gros temps
Bas taux sur les liquidités s'entend****
Ont-elles donc des échasses
Pour aller telles des bécasses
Quelle quouestionne
Affirmatif fieu à sa mamma
Obèse entre alpha et gamma
C'est conditionne
Sine qua nonne
Pour les voir avancer sur l'eau
Comme Lazare hors du tombeau.
* que l'escargot
tout chaud
prenne soin de son âme
**merci à Lautréamont
***merci à Hugo Victor
****merci à Ji-
Cé
Tri-
Chet
Qui rame
A Francfort.
24 février 2007
18 février 2007
Testament.
(début février 2007)
Ie soussignée Aglaé
D'esprit sinon de corps saine
Fais ici deux tiers douzaine
De quatrains portant mes legs
A mon serviteur chenu
Qui prit soin de ma litière
Ie lègue avec la poussière
La trace de mes vertus
Item ie lègue à Benoît
Pape une belle chat-zuble
Ainsi qu'une prise hub le
Priant de prier pour moi
Item lègue à Marion
Courte Queue ma copinette
Le restant de mes croquettes
Et la chasse aux papillons
Item ie vous le prédis
La grand-mère que j'adore
Trouvera longtemps encore
Poils de chat sur ses tapis
Item ie suis presque au bout
Ie lègue à la Minouchette
Des enfants les câlinettes
Et les soins de Bellzouzou
Item lègue à mon neveu
Griffollet la blogosphère
Il saura du moins j'espère
Me succéder pour le mieux
A tous ceux venus me voir
Sur mon blog c'est ici même
Ie lègue outre mes poèmes
Mes yeux luisant dans le noir.
Ie soussignée Aglaé
D'esprit sinon de corps saine
Fais ici deux tiers douzaine
De quatrains portant mes legs
A mon serviteur chenu
Qui prit soin de ma litière
Ie lègue avec la poussière
La trace de mes vertus
Item ie lègue à Benoît
Pape une belle chat-zuble
Ainsi qu'une prise hub le
Priant de prier pour moi
Item lègue à Marion
Courte Queue ma copinette
Le restant de mes croquettes
Et la chasse aux papillons
Item ie vous le prédis
La grand-mère que j'adore
Trouvera longtemps encore
Poils de chat sur ses tapis
Item ie suis presque au bout
Ie lègue à la Minouchette
Des enfants les câlinettes
Et les soins de Bellzouzou
Item lègue à mon neveu
Griffollet la blogosphère
Il saura du moins j'espère
Me succéder pour le mieux
A tous ceux venus me voir
Sur mon blog c'est ici même
Ie lègue outre mes poèmes
Mes yeux luisant dans le noir.
15 février 2007
Sa Grâce a trépassé.
Hier soir mercredi, alors que dix-huit heures (locales) venaient de sonner au clocher de Saint-Glinglin sa paroisse, trépassait la Vicomtesse Aglaé des Gouttières de Réloir, plus connue dans les cercles littéraires sous le nom de plume d'Aglaé chat fidèle, ronronnant pour ses amis et pardonnant à ses ennemis.
L'inventaire de ses oeuvres posthumes sera effectué dès l'ouverture de son testament. Son testament sera ouvert dès que ses oeuvres posthumes auront été inventoriées.
Une cérémonie aura lieu près de son monument funéraire "le trente du mois de ma mort", avait-elle décidé antérieurement.
"Nous devons" (a-t-elle dit) "une escalope à Esculape", ajoutant qu'elle avait la ferme espérance de voir bientôt face à face la divinité suprême en laquelle elle croyait, la Souris Verte Escargot Tout Chaud à laquelle elle avait il y a peu consacré un "poème mystique". Puis elle plongea dans les eaux miséricordieuses du fleuve Léthé et son entourage dans l'affliction.
Le secrétariat particulier, fort ému.
L'inventaire de ses oeuvres posthumes sera effectué dès l'ouverture de son testament. Son testament sera ouvert dès que ses oeuvres posthumes auront été inventoriées.
Une cérémonie aura lieu près de son monument funéraire "le trente du mois de ma mort", avait-elle décidé antérieurement.
"Nous devons" (a-t-elle dit) "une escalope à Esculape", ajoutant qu'elle avait la ferme espérance de voir bientôt face à face la divinité suprême en laquelle elle croyait, la Souris Verte Escargot Tout Chaud à laquelle elle avait il y a peu consacré un "poème mystique". Puis elle plongea dans les eaux miséricordieuses du fleuve Léthé et son entourage dans l'affliction.
Le secrétariat particulier, fort ému.
14 février 2007
Communiqué du secrétariat particulier.
L'état de santé de Sa Grâce est préoccupant. Le manque d'appétit persistant, surtout, est un symptôme tout à fait inhabituel. Un nouveau bulletin sera communiqué ultérieurement.
13 février 2007
Epître depuis mon lit de souffrance.
(rythme: cinq - sept)
Or oyez les gens et plaignez la poétesse
Qui ne rime plus en quatrième vitesse
Fort peu d'appétit sinon même pas du tout
Et la mine triste à faire fuir les matous
Je ne vais pas mieux que Papon le grabataire
Aussi mal en point que ce criminel de guerre
Quand serai guérie je composerai des vers
Nouveaux qui plairont je pense à tout l'univers
Mais pour le moment je me terre en ma corbeille
Réduite que suis à rêver monts et merveilles.
PS. Pour mon poème précédent: ça n'est pas si difficile... Encor
Un effort !
Or oyez les gens et plaignez la poétesse
Qui ne rime plus en quatrième vitesse
Fort peu d'appétit sinon même pas du tout
Et la mine triste à faire fuir les matous
Je ne vais pas mieux que Papon le grabataire
Aussi mal en point que ce criminel de guerre
Quand serai guérie je composerai des vers
Nouveaux qui plairont je pense à tout l'univers
Mais pour le moment je me terre en ma corbeille
Réduite que suis à rêver monts et merveilles.
PS. Pour mon poème précédent: ça n'est pas si difficile... Encor
Un effort !
08 février 2007
Poème mystique.
(transcription d'un vieux psaume)
Unicité
Viridité
Rongeuse
En Vert Pâturage trotteuse
Que l'Ego transcendantal
Appréhende sans malice
Par l'appendice
Caudal
Sitôt que présentée
Aux docteurs de la Loi
Leur oracle fait foi
Promptement ointe et ondoyée
Te voilà métamorphosée
Gastéropode chaleureux
Trônant dans l'ustensile heureux
Raison Universelle Eclaire nos Lanternes
Alpha
Zarcar
No no
Oméga.
04 février 2007
Le bestiaire du séducteur.
Aux grilles du zoo un singe suspendu
Montre à tous les passants sa chose misérable
Un chameau mollement étendu sur le sable
Jette sur l'univers son regard éperdu
La tigresse féroce ennemie des hommes
Au dedans de sa cage avance à petits pas
Et le tigre attentif observe ses appas
Puis changeant de souci va faire un petit somme
Vois-tu des éléphants frémir la trompe immense
Les zèbres ambigus qui ne ruminent point
Les loups las d'être là et rêvant d'être au loin
Et les ours bruns bourrus dont l'échine balance
Viens admirer les oies et les potamochères
Viens voir les yacks massifs et les roses flamants
Puis rentrés dans la chambre ou le lit nous attend
Ta chatte et ma souris se feront des misères.
Montre à tous les passants sa chose misérable
Un chameau mollement étendu sur le sable
Jette sur l'univers son regard éperdu
La tigresse féroce ennemie des hommes
Au dedans de sa cage avance à petits pas
Et le tigre attentif observe ses appas
Puis changeant de souci va faire un petit somme
Vois-tu des éléphants frémir la trompe immense
Les zèbres ambigus qui ne ruminent point
Les loups las d'être là et rêvant d'être au loin
Et les ours bruns bourrus dont l'échine balance
Viens admirer les oies et les potamochères
Viens voir les yacks massifs et les roses flamants
Puis rentrés dans la chambre ou le lit nous attend
Ta chatte et ma souris se feront des misères.
01 février 2007
Opération "patate chaude".
(pour faire plaisir à Melchior, Bellzouzou, Névrosia et tutti quanti; mais comme Laflote je m'abstiens de transmettre)
1) J'ai la queue d'une autre couleur que le ventre.
2) en maths, je suis une adepte des ensembles hyperflous (du moins je crois).
3) je suis très sensible aux odeurs, mais plus dans la vie courante que pour nourrir ma verve poétique, du moins jusqu'à présent.
4) Je dors sans Chat*nel 5.
5) Je ne suis pas inscrite sur les listes électorales, et ça me soulage d'un grand pouah.
1) J'ai la queue d'une autre couleur que le ventre.
2) en maths, je suis une adepte des ensembles hyperflous (du moins je crois).
3) je suis très sensible aux odeurs, mais plus dans la vie courante que pour nourrir ma verve poétique, du moins jusqu'à présent.
4) Je dors sans Chat*nel 5.
5) Je ne suis pas inscrite sur les listes électorales, et ça me soulage d'un grand pouah.
29 janvier 2007
Déshabillage.
Le brave homme déjà pressé de se coucher
Sa sacoche il l'avait placée en cache sûre
Déposé sa casquette et quitté ses chaussures
Bientôt c'est son manteau qu'au mur il accrochait
Idem pour le blouson sur le même crochet
Pas de pyjama sec certes la chose est dure
Chaussettes tour à tour loin des orteils s'en furent
Chaussettes sous le lit allèrent se cacher
Avant que de baisser son slip couleur cerise
Il se défit d'un pantalon à passepoil
Il ôta son gilet de dessus sa chemise
Qui fut vite à son tour de son torse démise
Et seulement vêtu de son noeud pap' à pois l'
Enleva de son cou et se coucha-t-à poil.
Sa sacoche il l'avait placée en cache sûre
Déposé sa casquette et quitté ses chaussures
Bientôt c'est son manteau qu'au mur il accrochait
Idem pour le blouson sur le même crochet
Pas de pyjama sec certes la chose est dure
Chaussettes tour à tour loin des orteils s'en furent
Chaussettes sous le lit allèrent se cacher
Avant que de baisser son slip couleur cerise
Il se défit d'un pantalon à passepoil
Il ôta son gilet de dessus sa chemise
Qui fut vite à son tour de son torse démise
Et seulement vêtu de son noeud pap' à pois l'
Enleva de son cou et se coucha-t-à poil.
20 janvier 2007
Appel des oies à la révolte.
Naviguer sur les eaux c'est la belle aventure
A voler dans les airs nous ne rechignons pas
Pour marcher dans les champs nous nous mettons au pas
Une deux une deux et foulons la verdure
Mais le gavage hélas vient forcer la nature
Cet affreux procédé nous donne le foie gras
Au bout de ce supplice on nous mène au trépas
Même aux yeux de certaines gens la chose est dure
Au risque du cholestérol et de l'intox
L'homme prend son plaisir à nous bouffer le foie
Nous qui chez les Romains sûmes sonner le tocs-
In levons lors bien haut l'étendard caca d'oie
Et vendons chèrement nos entrailles et toc ç'
Aura pour nous été la dernière joie.
A voler dans les airs nous ne rechignons pas
Pour marcher dans les champs nous nous mettons au pas
Une deux une deux et foulons la verdure
Mais le gavage hélas vient forcer la nature
Cet affreux procédé nous donne le foie gras
Au bout de ce supplice on nous mène au trépas
Même aux yeux de certaines gens la chose est dure
Au risque du cholestérol et de l'intox
L'homme prend son plaisir à nous bouffer le foie
Nous qui chez les Romains sûmes sonner le tocs-
In levons lors bien haut l'étendard caca d'oie
Et vendons chèrement nos entrailles et toc ç'
Aura pour nous été la dernière joie.
13 janvier 2007
Pleurant le temps perdu...
(Sonnet pour se moquer d'un confrère)
Pleurant le temps perdu pestant et s'agaçant
Le poète est bourru au retour de la ville
Ayant passé le jour en rencontres futiles
Il grogne et gesticule et fait fuir les passants
On a beaucoup jasé sur des sujets lassants
Et même on a versé larmes de crocodiles
On a trop épandu de propos imbéciles
Et mérité l'enfer et son feu harassant
L'enfer peut-être pas mais un bon purgatoire
Avec animation dansante obligatoire
Orchestre improvisé thé fade et gâteaux mous
Il rentre en son logis à l'heure où cuit le chou
Et rumine des bouts-rimés aléatoires
En méditant de se grimer en loup-garou.
Pleurant le temps perdu pestant et s'agaçant
Le poète est bourru au retour de la ville
Ayant passé le jour en rencontres futiles
Il grogne et gesticule et fait fuir les passants
On a beaucoup jasé sur des sujets lassants
Et même on a versé larmes de crocodiles
On a trop épandu de propos imbéciles
Et mérité l'enfer et son feu harassant
L'enfer peut-être pas mais un bon purgatoire
Avec animation dansante obligatoire
Orchestre improvisé thé fade et gâteaux mous
Il rentre en son logis à l'heure où cuit le chou
Et rumine des bouts-rimés aléatoires
En méditant de se grimer en loup-garou.
03 janvier 2007
Les nourritures permises.
Oui l'autre jour un phoque est venu gracieux
Se percher près de moi sur une proche branche
Volontiers je m'en fusse accordé une tranche
Pour contenter mon appétit impérieux
Hélas j'ai dû pour tout potage
Me résigner à le couver des yeux
La vitre entre nous deux ne laissait point passage
Qu'il était donc joli ce phoque ô mes aïeux
A penser à lui encor je m'épate
De son petit bec ses petites pattes
Et de son babil entre tous exquis
Mais je crains que Moukmouk à qui
L'on n'en fait point si vite accroire
Trouve suspecte mon histoire.
Se percher près de moi sur une proche branche
Volontiers je m'en fusse accordé une tranche
Pour contenter mon appétit impérieux
Hélas j'ai dû pour tout potage
Me résigner à le couver des yeux
La vitre entre nous deux ne laissait point passage
Qu'il était donc joli ce phoque ô mes aïeux
A penser à lui encor je m'épate
De son petit bec ses petites pattes
Et de son babil entre tous exquis
Mais je crains que Moukmouk à qui
L'on n'en fait point si vite accroire
Trouve suspecte mon histoire.
31 décembre 2006
Fin d'année en Europe.
Quand la petite aiguille aura fait demi-tour,
Minuit aura sonné. Déjà les alentours
Sont déserts; il n'est pas de passant en balade.
Avant demain, les gens vont se rendre malades
A boire et à manger. Mon plombier polonais
Dépose sa sacoche et va réveillonner.
Minuit aura sonné. Déjà les alentours
Sont déserts; il n'est pas de passant en balade.
Avant demain, les gens vont se rendre malades
A boire et à manger. Mon plombier polonais
Dépose sa sacoche et va réveillonner.
30 décembre 2006
Réponse au questionnaire 7x7 de Bellzouzou.
7 choses à faire avant que de trépasser:
Voir Naples.
Réentendre (voire interpréter) le duo des chats de Rossini.
Revisiter le logement de fonction de l'école maternelle de Prunay le Gillon (Eure-et-Loir), avec ses radiateurs larges et confortables.
Prendre mon repas, sage.
Manger du foie gras chez Laflote.
Offrir un petit cochon en pain d'épice à Bellzouzou.
Etre élue à l'Académie française, si possible au fauteuil de Pierre Messmer.
7 choses pour lesquelles je ne me débrouille pas trop mal:
Dormir d'un oeil.
Lapper.
Ronronner.
Fuir les importuns.
Manger les (petits z'oiseaux, hum, craignons Moukmouk) phoques ( là, i'peut rien m'dire).
Jouer de l'harmonium dans les églises du Vatican.
Versifier, dit-on [air faussement modeste].
7 choses que pas question, non mais et puis quoi encore:
Aboyer.
Voler dans les airs.
Creuser des galeries dans le sol.
Essayer de battre Brisefer au ping-pong.
Répondre au téléphone (si ce n'est pour dire que je ne suis pas là).
Utiliser à fond les merveilleuses fonctionalités de Blogger.
Apprendre à lire à Gilles de Robien.
7 choses qui m'attirent chez le sexe opposé:
L'odeur d'urine chargée de sainte testostérone ecclésiastique.
La queue gracieuse et angélique.
La langue râpeuse et primesautière.
Savoir faire de beaux concours de pieds de nez avec copain Bartholomée de Constantinople, et de beaux concours de coiffures colorées avec copine Zaza deux de Windsor.
Bien porter les mules.
Bien publier les bulles.
Donner avec grâce la bénédiction urbi et tchoupi.
7 choses comme je dis toujours:
J'ai faim.
J'ai très faim.
J'ai encore plus faim que tout à l'heure.
J'ai un p'tit creux, là.
A manger, par pitié.
Je m'en vas périr d'inanition.
J'ai tellement faim que je mangerais un ours (oh oui !), et qu'il n'en resterait que l'air incrédule et furibond accroché derrière la mâchoire.
7 personnalités intéressantes:
Averell Dalton (évidentes affinités spirituelles).
Le marsupilami.
Pas Prof ni Joyeux ni Simplet ni Atchoum ni Timide ni Grincheux, mais l'autre, là, le septième, qu'on oublie toujours, comment déjà ?
Le chat de Cheshire.
Le chat de Schrödinger.
Le chat de Baskerville.
Le chat Alphonse de Marcel Aymé.
7 blogueurs à qui je dis "c'est toi le chat":
Dodinette quand elle aura le temps.
Petitspetons quand elle sera de retour en Mitteleuropa.
Laflote, toutes affaires cessantes.
Tirui, idem.
La blogueuse à qui Tirui a conseillé de lire Westlake.
Le colonel Chat-bert.
Mon vieil ennemi Melchior, pour l'embêter. Eh, Melchior, t'entends ?
Allez, sur ce, bonne année à tous, bonne santé, meilleurs voeux, et toutes ces sortes de choses !
26 décembre 2006
Tribulations festives.
Ah dur dur le temps des fêtes
Pour nous autres pauvres bêtes
.
Les fêtes et les chats ne font pas bon ménage
Je voudrais me cacher dans de douillets lainages
Mais l'on m'en chasse à bref délai
Sans vouloir que je m'y amuse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Les petits enfants montrent pour ma personne
Un intérêt certain et fort gratifiant
Mais dites-moi peut-on demeurer confiant
Ils vont triturer mon pelage et l'on soupçonne
Que je pourrais me rebiffer
Gronder cracher mordre et griffer(*)
Et c'est moi qu'on traite en intruse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Dans le débarras où l'on stocke les nouilles (**)
La table à repasser le fer la pattemouille
Attendent le Jour de l'An
Las je ne puis rester l'on vient me chanter pouilles
.
Et de la chambre des enfants
Où la table à langer le talc et les lingettes
Semblent prêts pour les jeux d'une pauvre minette
Las il faut décamper sans tambour ni trompette
Ni fifre ni cornemuse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Essayons la cuisine où les plats se préparent
Hélas encore un coup nos destins se séparent
Chatte maudite éloigne-toi de mes chaudrons
A t'incruster en ce lieu tu abuses
Va-t'en plutôt rôder dans les rhododendrons
Il me faut à regret sortir de la cambuse
.
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez.
(*)
A la vérité l'ai-je jamais fait ?
(Soit dit entre nous:
J'en eus souvent tentation
Mais ma bonne éducation
N'eut jamais le dessous).
(**)
Et les cubes de bouillon aux cuisses de grenouilles
(vers réservé à l'exportation, pour faire couleur locale aux yeux des Anglo-Saxons surtout)
Pour nous autres pauvres bêtes
.
Les fêtes et les chats ne font pas bon ménage
Je voudrais me cacher dans de douillets lainages
Mais l'on m'en chasse à bref délai
Sans vouloir que je m'y amuse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Les petits enfants montrent pour ma personne
Un intérêt certain et fort gratifiant
Mais dites-moi peut-on demeurer confiant
Ils vont triturer mon pelage et l'on soupçonne
Que je pourrais me rebiffer
Gronder cracher mordre et griffer(*)
Et c'est moi qu'on traite en intruse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Dans le débarras où l'on stocke les nouilles (**)
La table à repasser le fer la pattemouille
Attendent le Jour de l'An
Las je ne puis rester l'on vient me chanter pouilles
.
Et de la chambre des enfants
Où la table à langer le talc et les lingettes
Semblent prêts pour les jeux d'une pauvre minette
Las il faut décamper sans tambour ni trompette
Ni fifre ni cornemuse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Essayons la cuisine où les plats se préparent
Hélas encore un coup nos destins se séparent
Chatte maudite éloigne-toi de mes chaudrons
A t'incruster en ce lieu tu abuses
Va-t'en plutôt rôder dans les rhododendrons
Il me faut à regret sortir de la cambuse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuse
La mémère du palais
N'est pas dupe allez allez
.
Cachée avec succès dans le fauteuil modeste
Qui fait face à l'ordi ma foi j'y suis j'y reste
Et c'est là que sans désarroi
J'attendrai de tirer les rois
Mon âme est immobile et mon corps se tient coi
Car si pour mon malheur on évente ma ruse
.
Allons vite du balai
L'avis de déguerpir fuseLa mémère du palais
N'est pas dupe allez allez.
(*)
A la vérité l'ai-je jamais fait ?
(Soit dit entre nous:
J'en eus souvent tentation
Mais ma bonne éducation
N'eut jamais le dessous).
(**)
Et les cubes de bouillon aux cuisses de grenouilles
(vers réservé à l'exportation, pour faire couleur locale aux yeux des Anglo-Saxons surtout)
17 décembre 2006
Pommier marin.
(poème normand)
Joyeux mai fleur de pomme
Glorieux sous le soleil étincelant
Au loin vont les voiles au loin va le vent
La griffe amie
Du visiteur souple et suave
Gratte où l'écorce démange
La griffe amie
Guigne encore un papillon
Passé l'été
Les serpents superbes
Et les couples nus dans l'herbe
Passé l'été
Venu le temps des pressoirs
Jaillira ma sève
Jusqu'à la falaise en mousseux ruisseau
Venus les embruns venu le vent de noroît
Par-dessus les murs par-delà les toits
Au loin vont les nuages
Au loin vont les oies sauvages
Et la corne de brume
Mugira bicolore alourdie par son veau
Et la corne de brume
Pleurera les paradis perdus.
Joyeux mai fleur de pomme
Glorieux sous le soleil étincelant
Au loin vont les voiles au loin va le vent
La griffe amie
Du visiteur souple et suave
Gratte où l'écorce démange
La griffe amie
Guigne encore un papillon
Passé l'été
Les serpents superbes
Et les couples nus dans l'herbe
Passé l'été
Venu le temps des pressoirs
Jaillira ma sève
Jusqu'à la falaise en mousseux ruisseau
Venus les embruns venu le vent de noroît
Par-dessus les murs par-delà les toits
Au loin vont les nuages
Au loin vont les oies sauvages
Et la corne de brume
Mugira bicolore alourdie par son veau
Et la corne de brume
Pleurera les paradis perdus.
12 décembre 2006
Prénoms du vingtième siècle.
(dédié aux parents de Sanseverina Lelièvre-Laflote, en les priant de faire attention, quand ils adopteront un chat, à ne pas le traumatiser par une appellation trop fantaisiste)
Les aîeux Bellzouzou donnèrent
A leur pauvre enfant un prénom d'opéra.
Ce n'est pas évident s'appeler Aïda !
La belle un peu plus tard se vengea sur le chat(*)
L'affublant d'un prénom de truie, mille tonnerres.
Et pour faire bonne mesure,
A sa propre fille elle assigna, c'est malin,
Un prénom tiré du théâtre de Shakespure(**).
C'est ainsi qu'on entend, dans son humble masure:
"Allons, Ladymacbeth, va te laver les mains..."
(*) C'est moi-même, Messieurs, sans nulle vanité (Molière, Le Misanthrope)
(**) Licence poétique.
Les aîeux Bellzouzou donnèrent
A leur pauvre enfant un prénom d'opéra.
Ce n'est pas évident s'appeler Aïda !
La belle un peu plus tard se vengea sur le chat(*)
L'affublant d'un prénom de truie, mille tonnerres.
Et pour faire bonne mesure,
A sa propre fille elle assigna, c'est malin,
Un prénom tiré du théâtre de Shakespure(**).
C'est ainsi qu'on entend, dans son humble masure:
"Allons, Ladymacbeth, va te laver les mains..."
(*) C'est moi-même, Messieurs, sans nulle vanité (Molière, Le Misanthrope)
(**) Licence poétique.
10 décembre 2006
Soyons pratiques.
(… et du plaisir sans peur !
Molière
Le Tartuffe)
Pour vingt centimes d’euro
Zeus pourra sans conséquence
En termes de descendance
Honorer génisse Io
Diogène en son tonneau
S’adonnant à l’indécence
Solitaire envoie semence
Finir dans le caniveau
S’il n’a nul besoin de pré-
Servatif à bon marché
Les autres se réconfortent
De savoir spermatos et
Virus bloqués à la porte
Sans souci pour la santé.
Molière
Le Tartuffe)
Pour vingt centimes d’euro
Zeus pourra sans conséquence
En termes de descendance
Honorer génisse Io
Diogène en son tonneau
S’adonnant à l’indécence
Solitaire envoie semence
Finir dans le caniveau
S’il n’a nul besoin de pré-
Servatif à bon marché
Les autres se réconfortent
De savoir spermatos et
Virus bloqués à la porte
Sans souci pour la santé.
07 décembre 2006
Chronique du temps.
(Je laisse la plume à Singe Simon)
La Cour s'esbaudit fort d'une aventure du fabuliste Messire Jean de la Fontaine, lequel, composée une Grenouille qui se vouloit faire tant grosse que le boeuf, en fit dédicace à la favourite du Roy, laquelle agréa cet envoy, ce de quoy un gentilhomme de Nouvelle France ayant eu vent, se picqua de venger l'honneur de ladite dame, cuydant de bonne foy que ledit fabuliste l'avoit traitée de "grosse batracienne enflée de partout"; et ledit fabuliste crut voir venir son heure dernière enveloppée dans une grande descente de lit en peau d'ours polaire et patibulaire, et s'en alla chercher refuge chez le pape romain, qui luy accorda sa protection. Ainsi finit l'affaire, sans dommage pour quiconque, et le Seigneur Ours retraversa la mer conforté dans les bonnes grâces de la favourite et remercié pour sa bonne intention.
05 décembre 2006
Réponse à un ours irrité / Moukmouk pour ne le point nommer.
Manque de pot avec les ours:
L'un me kidnappe et puis m'exile,
L'autre manie sa plume habile
D'une main de fer et non de velours.
Sans motif attaquée à la caustique soude,
Bouh ouh ouh bouhou ouh bou hou hou ouh, je boude;
Je suis désespérée, et sans désemparer
Je vais comme Jospin m'en aller jusqu'au bout de
L'île de Ré.
L'un me kidnappe et puis m'exile,
L'autre manie sa plume habile
D'une main de fer et non de velours.
Sans motif attaquée à la caustique soude,
Bouh ouh ouh bouhou ouh bou hou hou ouh, je boude;
Je suis désespérée, et sans désemparer
Je vais comme Jospin m'en aller jusqu'au bout de
L'île de Ré.
Inscription à :
Articles (Atom)