À quoi sert-il de rabâcher
Contre les saintes épluchures
Considérons sans nous fâcher
Qu'il faut s'en prendre aux écorchures
Les nettoyer voire lécher
Avant que d'appliquer un baume
Qui date je crois du Serment du Jeu de Paume.
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Aglaé, chatte de lettres Consignait ici Les vers qu'il lui arri- Vait de commettre Griffollet son successeur Est votre humble serviteur.
À quoi sert-il de rabâcher
Contre les saintes épluchures
Considérons sans nous fâcher
Qu'il faut s'en prendre aux écorchures
Les nettoyer voire lécher
Avant que d'appliquer un baume
Qui date je crois du Serment du Jeu de Paume.
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Les avis sont péremptoires
Les raisons sont dérisoires
Mais avant tout il faut je crois
Éviter d'écoper d'un rappel à la loi
Il faut creuser cette idée
Convenablement schiadée
Tout autour on doit bêcher
Il faut nous rabibocher
Certes mais par quel bout prendre
Cette idée chacun veut tendre
Ses filets à sa façon
Pour tel type de poisson.
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Entendant que meugle
Une vache aveugle
L'émeu
S'émeut
Ou bien l'autruche
Si jamais j'ai besoin d'une rime à baudruche
À perruche
À fanfreluche
Ou même à cruche
Mais finissons-en
Avec cet enfantillage
L'émeu paysan
Se propose à la guider vers son pâturage
Merci mon bon monsieur voyez-vous j'ai mon chien
Mais où est donc passé ce bon à rien
Le chien parti non loin se dégourdir les pattes
Est revenu à sa mission fort délicate
Et l'émeu qui retourne à son occupation
Maintenant cherche à faire une autre bonne action.
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L'on est venue pour danser
Alors il faut que l'on danse
Il faut suivre la cadence
Allons sans tergiverser
Pour autant faut-il glisser
Sans marquer de différence
Entre deux ton cœur balance
Pour l'un et l'autre je sais
Considéré sous cet angle
C'en est fait de la vertu
Emportée comme un fétu
Peu s'en faut qu'on ne t'étrangle
Au moyen de cette sangle
À la fin m'entendras-tu.
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Là quelques fous de Bassan
Accompagnent à la course
Une délurée grande ourse
Sur un parcours harassant
Sous le soleil caressant
Elle va boire à la source
Se détourne de la Bourse
Ce n'est pas intéressant
Non ce sont des oies sauvages
Qui volent près d'un bison
Ah oui vous avez raison
On le voit à leur plumage
À ses cornes et toison
C'est un fait combien vous dois-je.
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L'éthylène
Est un gaz qui fait mûrir
La banane aussi bien que d'autres fruits pourrir
Mytilène
Cette île est vouée* au bleu *diérèse
À de sacrés poètes aussi sacrebleu
D'un silène
Une nymphe qui s'éprend
Tel qu'il lui apparaît sans barguigner le prend
Belle Hélène
C'est Homère et Offenbach
Et souffrez que je m'en retourne à mon hamac.
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L'abominable potus
Est grimpé à la tribune
Tenir des propos confus
Un discours konkom la lune.
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On peut penser que le Potus évitera
De faire des faux-pas avant début novembre
Car il aura trop peur de perdre un ou deux bras
Puis si cela se trouve encor un autre membre
Mais peut-il s'empêcher ma foi de gouverner
À tort et à travers comme à son habitude
Il ne doit pas compter sur ma sollicitude
Et l'ours en lui devrait bien plutôt hiberner.
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C'est un petit malheur on dit
Quand il survient une broutille
Mangez la tarte à la myrtille
On n'ira pas trop dégourdi
Pleurnicher pour une vétille
Quoi qu'il en soit seul un malheur
D'assez considérable ampleur
Dans ses aspects paroxystiques
Laisse les gens morts ou en pleurs
Cela n'a rien d'humoristique.
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Qu'est-encor que la sirène à trois tons
Les thons sont gros il n'est pas d'étroit thon
Ce sont des vers de mirliton
Et juste bons pour décider je le constate
Eh patate
D'arrêter tout c'est agaçant
Juste quand cela devenait intéressant.
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Et fichtre donc nous titrons
Comme on titre le litron
Au ruisseau passe un triton
Peut-être une salamandre
Qu'en pensez-vous Alexandre
Votre sirène à trois tons
Vous permet de condescendre
Au collège qu'apprend-on
À la vérité qu'en sais-je
Oui qu'apprends-tu au collège
Sur ce c'est dit nous partons
Par peur des coups de bâtons
Mais si j'y réfléchis qu'ai-je
À craindre de ces moutons
De la bergère aux tétons
Jolis ça va on allège.
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Envoyer des coups de canon
Sauf erreur cela porte un nom
Et c'est canoniser peut-être
Ah que non pas je n'en crois rien
On peut déraciner un hêtre
En utilisant ce moyen
Cela m'étonnerait d'un prêtre
C'est mon avis chacun le sien
En regardant par la fenêtre
On aperçoit dans le jardin
Du presbytère
Outre l'épouvantail gandin
Notre vicaire
Abbé vérificateur
Muni de son sécateur
De clerc sacrificateur
Pour l'heure il lit son bréviaire
Rien ne l'en saurait distraire.
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(dédié à l'Habitué du Rebord de Fenêtre)
Le chat botté
Jadis était
Si toutefois je ne m'abuse
Le seul héritage et le chat
Du prétendu marquis de Carabas
Et par ruse
Il sut faire la
Fortune de son maître et fila
Des jours heureux par la suite
En toute tranquillité
Dans la sédentarité
Mais se passa d'enfants les carottes sont cuites.
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Lassé de la posture du lotus
L'incorrigible potus
S'asseoit lourdement sur ses cailles
Se relevant d'un bond d'abord
Il s'exclame alors très fort
Aïe aïe aïe j'ai mal j'ai mal aïe aïe aïe
Puis en y réfléchissant bien
Le temps que la douleur s'apaise
Il se ravise et dit-il ce n'est rien
Duos habeo bene pendentèse
Je veux être pape et le Vatican
Rendre great again and american.
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Il faut trouver la titraille
Pour ces vers de sapajou
Déposés vaille que vaille
Sur un meuble en acajou
S'ils sont bons l'on s'en réjou-
Ira sinon l'on se taille
L'épicière amie détaille
Des sacs de noix de cajou
L'aimant drague la limaille
L'assassin cherche la faille
Qu'offre la cotte de maille
Sans mettre à terre un genou
La gargouille hors la muraille
Vraiment laide comme un pou
Veut cacher son air canaille
Et n'y parvient pas du tout
Manque un vers ça me rend fou
Ça ne me dit rien qui vaille
Nous détectons sous la paille
L'indésiré méchant loup
Nous voudrions qu'il s'en aille
Jambes mises à son cou
Pour ne pas rater son coup
Il faut le prendre en tenaille
Et pour cet autre bijou
On ne heurte pas le chou
De monseigneur le hibou
Comme vulgaire volaille
Il faut y aller tout doux
Ne pas casser son joujou
Le rimeur parfois déraille
C'est comme un feu de broussaille
Sans mentir ça le travaille
Attablons-nous pour ripaille
Et buvons comme des trous
Pour honorer la goinfraille.
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C'est ainsi qu'Henri Beyle
À Patricia Cornwelle*
Est ici
Réuni
*Par licence poétique
Car de poésie l'on se pique
Par hasard le comte Mosca
Pourrait être un aïeul de Dr Scarpetta.
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Grazie tante ma tante
Dit Fabrice del Dongo
Tout de go
À la Sanseverina aux
Attentions réconfortantes
Et Lucy
En hélicoptère ou en voiture
Vient voir si
D'aventure
Par bonheur tout est okay
Chez sa chère tante Kay.
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Certes il a de la prestance
Il n'en manque pas sans mentir
Ce malgré son inconsistance
Cela pourrait nous refroidir
Si je mets les deux en balance
Ça pèse lourd comme un menhir
Songeons au salut de la France
Et décidons dans un soupir
Je demande avec insistance
S 'il faut vraiment se le farcir
Est-ce qu'il tiendra la distance
Rien que l'idée nous fait frémir.
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Assez d'affabulation
Finissez vos fariboles
Fin de circonlocution
Cessez vos propos frivoles
Premier point l'adoration
Sans conteste je l'adore
Le second dévoration
De baisers je la dévore
Moi son fils attentionné
Onze mois que je suis né.
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L'air des monts portera chance
À qui s'en contentera
Mais finie la transhumance
Le troupeau redescendra
Un mouton passe la tête
Par l'huis* du clocheton *diérèse
Broute un bouquet de fleurs offertes pour la fête
L'autre jour de Saint-Yvon
Le chien berger dit t'es bête
Laisse choir nous nous sauvons
Descendons les chemins où fleurit l'épervière
Pour ce que nous en savons
Corne de bouc dit le vicaire
Je vous demande un peu sont-ce là des manières
Ces incivilités nous les désapprouvons
Au nom du Saint Esprit je leur passe un savon.
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